vendredi 14 novembre 2014

Sapin sous cloche Nutella !




 Oui je sais : le Nutella c'est le mal ! Mais n'empêche que c'est en voyant le nouveau design de son pot que j'ai pensé, dès l'été dernier, que ça pourrait peut-être servir pour les bricolages de Noël ! 

En effet la forme parfaitement arrondie du verre lui donne un petit air de boule à neige, vous ne trouvez pas ?

Bon, moi je ne me suis pas lancée dans la fabrication d'une boule à neige. Je me suis limitée au style "cloche de mariage". Mais les plus doués ou les plus courageux d'entre vous peuvent tenter l'expérience.


Je laisse libre cours à votre imagination pour le décor que vous allez "planter" à l'intérieur.

Ici il s'agit d'un sapin en pâte à modeler réalisé à l'aide d'un moule. Il est posé sur un socle en coton et décoré avec des sequins et des paillettes. Mais ça aurait bien pu être un bonhomme de neige ou un chalet sous la neige. Et n'oubliez pas : avec modération le bricolage avec les petits trolls ! Ils ont tellement de choses plus intéressantes à découvrir.




dimanche 9 novembre 2014

Loto des animaux simplifié, façon Montessori

A la base c'était un jeu de loto des animaux tout bête acheté dans le commerce (enfin non d'ailleurs : récupéré de je ne sais où !) ... bref ! 

Il comportait 6 planches et chacune d'elles correspondait à 12 cartes.

Je le sortais de temps en temps mais très vite deux constats se sont imposés : 

D'abord, le jeu s'avérait beaucoup trop compliqué et les séances trop longues pour intéresser vraiment les enfants que j'accueillais. 

Ça commençait bien, puis toutes les cartes trop nombreuses se mettaient à voler dans l'appartement. Il y en avait de partout, nous marchions dessus. Jamais nous n'avons terminé une partie.

Ensuite, lorsqu'un jour, par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port par un prompt renfort de grands trolls nous avons été jusqu'au bout du jeu, je me suis aperçue qu'il manquait des cartes.

Poubelle ? C'est ce que je me suis d'abord dit. Et puis j'ai pensé "Montessori" et je me suis dit qu'en simplifiant la bête on pouvait peut-être en tirer quelque chose.

J'ai isolé une planche complète. J'ai utilisé un range couverts en bois avec 2 compartiments : un pour la planche, un autre pour les cartes et j'ai laissé le jeu à disposition des enfants sur une étagère à leur hauteur. C'est devenu une de leurs occupations préférées. Non seulement ils allaient enfin au bout de l'exercice, enfin du jeu si vous préférez, mais en plus ils prenaient plaisir à le ranger après utilisation.

Depuis ce jour, avant de jeter un objet, je me demande toujours s'il ne pourrait pas bénéficier d'une deuxième vie.





mercredi 5 novembre 2014

LA RENCONTRE DE NOVEMBRE DES ASSISTANTES MATERNELLES



Attention, attention amis lyonnais, la date approche ! Ça se passera le 20 novembre 2014 au Collège Gilbert Dru - 42 rue Jeanne Hachette - 69003 Lyon de 19h30 à 21h30  (Accueil à partir de 19h00) . Il s'agira de

LA RENCONTRE DE NOVEMBRE DES ASSISTANTES MATERNELLES

Elle aura pour thème : 

Les Transmissions aux Parents







Je vous livre le contenu que vous retrouverez sur le site Pikler.fr :

De quoi parle-t-on avec les parents ?
De quoi parlent –ils avec les assistantes maternelles ?
Et qu’est-ce que l’enfant entend ?
Des quelles informations l’assistante maternelle a besoin pour accueillir l’enfant dans sa journée, et les parents pour le retrouver le soir ?
Comment mettre en place les conditions d'un dialogue, d'un échange et d'un respect mutuels entre assistantes maternelles et parents, avec le sentiment d'être complémentaires dans la vie de l'enfant ?
Et tisser des liens entre parents et professionnels pour mieux connaître et accompagner l’enfant dans sa vie quotidienne ?

Intervenant(s) :
Miriam Rasse - psychologue et directrice de l'association
Durée : 1 jour
Date(s) : 20/11/2014
Lieu : Rhône Alpes
Tarif : 8 €

On se retrouve là-bas ?

dimanche 2 novembre 2014

Comment apprend-on à marcher ?

Comme en écho à mon précédent post , le journal des professionnels de la petite enfance nous propose pour ces mois de novembre et décembre, un dossier sur l'apprentissage de la marche. 

Accessible à tous, même aux non professionnels, il ne parle pas seulement de l'étape des premiers pas, mais bien de tout le cheminement que l'enfant prend pour arriver jusque là. 

Comment apprend-on à marcher ?
En effet," la marche résulte d’un parcours d’un peu plus d’un an qui sera d’autant plus facile à mener si l’environnement est favorable. Mais ce n’est pas tant l’aboutissement de la marche du bébé comme mode de déplacement qui importe, que le chemin qu’il va parcourir pour y arriver."
Le dossier comprend un article dans lequel vous retrouverez, sans doute plus clairement, tout ce que je tente de vous dire sur ce blog sur la motricité, et une fiche pratique pour aider l'enfant à devenir un bon marcheur. 
Cette fiche propose une série de petits conseils simples mais judicieux. Je me permettrais quand même un petit bémol sur celui qui consiste à se mettre à hauteur de l'enfant en l'invitant à venir nous rejoindre. L'auteur de la fiche pense que les allers-retours entre deux adultes sont intéressants pour le bébé. Je pense personnellement que ça peut au contraire inciter un bébé qui n'est pas prêt à se lancer quand même. Il va effectivement esquisser quelques pas  peut-être même courir, mais peut-on dire que c'est de la marche ? En tout cas ça ne pourra pas l'aider dans la mesure où il ne prendra pas le temps de bien chercher son centre de gravité. 
Ce détail mis à part, je conseille, si je peux me permettre, aux assistantes maternelles et même aux professionnels de crèches de se procurer ce magazine et de  le laisser à disposition des parents. Le message passera sans doute mieux avec un écrit et cela vous permettra d'étayer vos dires. Pensez à le proposer bien avant l'étape des premiers pas, au tout début de la vie de bébé puisque c'est dès ce moment que le processus se met en route.
Bonne lecture ! 
Le magazine est disponible en kiosque ou sur Internet 

samedi 1 novembre 2014

Est-ce qu'il tient assis ?

Question récurrente que toutes les mamans, toutes les assistantes maternelles, ont du entendre des centaines de fois. Comme si, de la réponse à cette interrogation dépendait la bonne santé physique et mentale du petit Razmoket !

Tout le monde s’y met : la bonne copine, la belle-mère, même le médecin de famille qui vous intime l'ordre de faire jouer bébé assis parce c'est le moment ! Question qui finit par me faire rire tellement je la trouve maintenant hors de propos.

La vraie bonne question à se poser si vraiment on veut évaluer le stade de développement d’un enfant c’est : « est-ce qu’il se met assis tout seul ? » et non pas « est-ce qu’il tient assis ? » Et ça, ça fait toute la différence.



Vous l’aurez compris, je vais donc tenter de parler aujourd'hui  de la position assise chez les bébés, en partant d’un principe simple : dans l’approche Pikler de l’éducation, la base de mon travail avec les tout-petits donc (petit rappel pour toi nouveau lecteur), on n’assoit jamais les bébés. JAMAIS.

Oui dit comme cela, je sais ça fait bizarre. Peut être que vous vous direz même : mais quelle est donc cette secte étrange ?

Moi aussi la première fois que l’on m’a parlé de cette façon de faire il y a quelques années, je me suis méfiée. A l'époque le message de la motricité libre n'était pas encore bien passé auprès des professionnels de la petite enfance. On se demande pourquoi d'ailleurs : Emmi Pikler étant décédée en 1984 quand même. Désormais ce n'est plus le cas : la grande majorité des professionnels, assistants maternels compris (du moins j'espère) connaissent les bonnes pratiques. Mais les parents et même le corps médical dans son ensemble, font encore de la résistance. Peut-être qu'on leur présente le principe comme on me l'a présenté personnellement.

C'est vrai que la personne qui m’en a causé la première fois, il y a bien longtemps, au siècle dernier, n’était pas vraiment convaincue : « tu te rends compte, cette fille, elle laisse son bébé couché par terre, elle ne l’assoit jamais, ne le stimule jamais, elle le laisse se débrouiller tout seul le pauvre ! »

Le tableau avait de quoi faire peur. Je voyais bien le genre de maman que cela pouvait être : une sorte de soixante-huitarde nouvelle génération partie élever des chèvres dans le Larzac et faisant pousser des plants de Marie-Jeanne au fond de son jardin !! Quand au bébé, c’était des réminiscences de « l’enfant sauvage » de Truffaut qui me venaient en tête.

Je n’ai su qu’après que je me plantais complètement. Il s’agissait simplement d’une des bases de la motricité libre préconisée par Emmi Pikler : ne jamais mettre l’enfant dans une position qu’il n’a pas acquise de lui-même ; et le plus évident donc pour ce qui nous concerne, attendre qu’un bébé s’asseye tout seul comme un grand avant de le mettre assis d’autorité.

Mais pourquoi donc ? Et bien pour plusieurs raisons diverses et variées.

D'abord le dos du bébé n'est pas du tout prêt pour cette position. Il va donc inévitablement se produire des tensions et l'enfant ne se sentira pas bien dans son corps. Or la première condition pour être bien dans sa tête c'est d’être bien dans son corps non ? Il y a de fortes chances pour que, par ricochet, le corps prenne de mauvaises habitudes dont il se souviendra malheureusement toute la vie.

Ensuite si l'enfant ne sait pas se mettre assis tout seul, il semble tout aussi probable qu'il ne saura pas sortir de cette position tout seul ! D'où angoisse ! Soit il va pleurer, soit il tentera de s'en sortir et il fera le « culbuto ». D'où chute et mauvais souvenir ! On aura beau mettre toute une série de coussins autour de lui pour amortir la chute, la frayeur de se retrouver complètement déséquilibré sans comprendre ce qui lui arrive ne sera pas amortie elle ! Il pourra aussi tenter, si il est un peu plus hardi, de se déplacer dans cette position, sur les fesses, comme dans la pub pour ses fameuses couches tellement bien adaptées qu'elles ne fuient jamais. Dommage, car cela pourrait même retarder l'acquisition de la marche. En effet, ce n'est pas avec cette position que bébé pourra se mettre debout et marcher. Il se pourrait même que cela induise d'autres petits soucis car les muscles de l'enfant ne se développeront pas comme il se doit.

3ème raison : une fois que vous avez mis l'enfant assis, il est dépendant de vous. Il ne peut rien faire de lui même (puisqu'il n'a pas appris à revenir dans une autre position). Du coup il est passif et la passivité chez les bébés c'est rarement leur truc.

En le mettant assis, vous le privez de tout ce qu'il pourrait faire lui même si il était libre de ses mouvements au sol avec de quoi s'occuper tout autour de lui.

Alors on fait quoi si on ne le met pas assis ?

Et bien rien ! On le laissera couché à plat dos sur un tapis en créant autour de lui un univers stimulant qui lui donnera envie de bouger de lui-même pour, petit à petit, l’emmener de cette position couchée à la verticalité. Et surtout on observe son comportement.

Ca a l’air simple hein ? Mais ça l’est ! J’entends déjà les plus sceptiques me dire « mais mon bébé n’aime pas rester couché ». Avez-vous vraiment essayé ? Si un enfant n’a jamais été mis dans la position assise, il n’y a aucune raison pour qu’il vous la réclame de lui-même. Et je tiens quand même à vous rassurer : il ne s’agit pas de laisser l’enfant par terre, tel un vulgaire ver de terre toute la journée ; vous avez aussi le droit (enfin le devoir) de le porter. Ensuite, si ça ne fonctionne pas c’est souvent parce que l’on n’y croit pas ! On doute. On doute surtout des capacités de l’enfant à découvrir ces différentes postures de lui-même. Et de ce fait, on abandonne l'expérience trop tôt. Pourtant, on n’a pas à s’en faire : un bébé normalement constitué est génétiquement programmé pour s’asseoir tout seul, sans notre aide. 

Un jour ou l’autre généralement, ils y arrivent. Simplement il ne faut pas être pressé et penser qu’avant la position assise, l’enfant a un tas de chose à découvrir comme les déplacements (en rampant puis à quatre pattes). En plaçant l’enfant assis (j’allais écrire en coinçant l’enfant) vous le privez de toutes ces découvertes.

Vous aurez sans doute peur les premiers temps, d’un retard dans les acquisitions Certes, chez moi, comme je pense chez toute personne adepte de la motricité libre, aucun bébé ne s’est assis à 5 mois ! Mais par contre la plupart de mes demi-pensionnaires ont rampé comme des commandos à l’âge où d’autres n’en sont qu’à balbutier leurs premiers retournements. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il s’agit d’une méthode révolutionnaire pour stimuler l’enfant dans ses déplacements (j’ai eu aussi un gros pépère qui à 8 mois était à son maximum quand il levait une épaule), je dis simplement qu’en le laissant libre de ses mouvements, dans une tenue confortable, on lui donne l’occasion d’explorer toutes les possibilités de son corps en toute liberté, chose qu’il est incapable de faire dans une position assise imposée.

Si toutefois cette belle machine ne se mettait pas en route, vous pourriez alors lui proposer des petits jeux moteurs afin de l'aider un peu comme le propose Michèle Forestier dans son livre "De la naissance aux premiers pas" mais ça je vous en reparlerais bientôt.

Pour en revenir à notre petit razmoket, après avoir bien rampé, et expérimenté divers déplacements, un beau jour, après de nombreux essais, il arrivera à s’asseoir. En général, ce jour-là, il sera tellement fier de lui, qu’il en applaudira de ses deux mains ainsi libérées !

Si je ne vous ai pas convaincus, allez vite lire l'article de Sylvie Lavergne que Michèle Forestier propose sur son site.  . Avec de vrais mots de pro ça passera peut-être mieux.