mercredi 26 décembre 2012

Regarder son enfant pour l’aider à grandir...suite

Le compte rendu d'une soirée qui a eu lieu genre plusieurs semaines avant ça vous dit ? Non pas trop hein : ça fait loin ! Tant mieux parce qu'en fait, ça ne sera pas vraiment un compte rendu mais simplement quelques réflexions ou plutôt quelques précisions sur le débat qui s'en est suivi. Enfin bon, pour cela, il faut quand même que je vous dise en quelques mots de quoi il en retournait, afin de rafraîchir la mémoire des personnes présentes et histoire d'intéresser quand même les nouveaux arrivants ici, les absents et les excusés.

Ça se passait donc à la Maison des associations, au 28 rue Denfert Rochereau à Lyon 4. Nous étions le jeudi 22 novembre et c'était organisé par  La cause des parents.  

Il s'agissait d'une soirée débat avec des extraits du film "Entre parents et enfants : à l'aventure de la motricité" C'est aussi pour cela qu'il n'y aura pas vraiment de compte rendu (regarder un film et prendre des notes en même temps est un exercice que je ne maîtrise pas vraiment, et puis d'ailleurs j'ai horreur qu'on me raconte un film... bref !)

Sylvie Mugnier, psychologue clinicienne et formatrice à l'association Pikler était venue présider la soirée. Dans un premier temps, elle nous a présenté brièvement les travaux d'Emmi Pikler et nous a expliqué ce que l'on entendait par "Motricité libre".

Pour rappel, Emmi Pikler était une pédiatre hongroise (9 janvier 1902 Vienne/ 6 juin 1984 à Budapest). "Diplômée de la faculté de médecine de Vienne, elle part s'installer à Budapest. En 1947, on lui propose de prendre la direction de la pouponnière de Lóczy, créée pour les orphelins de guerre. Elle met alors en place une approche éducative et médicale innovante, en posant comme principes la libre activité de l’enfant, son bien-être corporel, la qualité du soin et la relation privilégiée avec l’adulte qui s’en occupe ('référent'). Très vite, la formidable réussite de Lóczy fait école. Et aujourd'hui encore, la philosophie d'Emmi Pikler jouit d'un intérêt grandissant" Les plus perspicaces d'entre vous auront remarqué que je vous l'ai joué à la Houellebecq et que je n'ai fait que recopier Wikipédia. 

La soirée de la cause des parents concernait donc un des trois fondements de la théorie éducative d'Emmi Pikler à savoir la motricité libre. Cela consiste"à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant sans les lui enseigner, (ndlr : on ne met pas le bébé sur le ventre pour qu'il joue si il ne sait pas se retourner tout seul, on n'assoit jamais l'enfant avant qu'il ne le fasse seul, on ne le fait pas marcher en lui tirant les bras) dans un environnement sécurisé. Il se base sur l'idée que aussi bien les contraintes empêchant l'enfant de bouger, que les incitations trop précoces à accomplir des gestes non maîtrisés par l'enfant, retardent son développement ou son autonomie. Utilisée d'abord dans un cadre familial, puis étendue à la pouponnière de Lóczy, cette théorie, novatrice à ses débuts en 1920, est pour partie largement intégrée dans les pratiques éducatives actuelles en France sous l'impulsion de Françoise Dolto, et continue à faire l'objet de recherches complémentaires". (Ainsi s'achève la contribution de Wikipédia à ce billet avec mes remerciements)

Dans un premier temps donc Sylvie Mugnier nous a surtout présenté les différentes étapes posturales du bébé afin que nous puissions mieux apprécier le film et que tout le monde sache comment et où observer pour comprendre l'intérêt des images. Cette présentation avait pour but aussi de prouver que ce n'est pas parce que le bébé n'est pas maintenu assis ou mis debout qu'il n'est pas actif et qu'il ne peut pas jouer. Vous retrouverez toutes ces postures dans la petite vidéo qui suit et si vous voulez aller plus loin vous pouvez aussi, comme Sylvie vous l'a proposé vous procurer le livre "Se mouvoir en liberté dès le premier âge" dont les croquis de cette vidéo sont tirés.






S'en est suivi la projection du film (on les excuse pour les petits incidents techniques au démarrage!) puis d'un débat  durant lequel les participants ont posé d'intéressantes questions auxquelles je n'avais jamais réellement pensé.

Une maman adepte du portage (comme visiblement de nombreuses mamans présentes à la conférence) s'est interrogée sur la compatibilité entre portage et motricité libre. Je la comprends. Cette maman a sans doute choisi de porter son enfant dans une optique de maternage proximal avec pour but de sécuriser son bébé au maximum et de lui apporter confiance et sérénité. On peut comprendre qu'elle soit perplexe quand au fait de laisser son bébé se débrouiller seul sur un tapis de jeu sans prendre part à son apprentissage moteur. Pourtant ce n'est pas incompatible.

D'abord, la motricité libre n'a pas d'intérêt pour un tout petit qui sort à peine de la maternité. Cela ne deviendra intéressant pour lui que dans la mesure où ses progrès lui permettront d'être véritablement actif sur le tapis. Ce n'est que lorsque le bébé commence à découvrir ses mains avec intérêt qu'on peut envisager de lui proposer des séances de motricité à terre sur un tapis. Ça laisse ainsi aux mamans maternantes 3 bons mois durant lesquels elles pourront se livrer à un portage intensif.

Ensuite il ne s'agirait pas de croire que la motricité libre est une méthode d'apprentissage qui a des règles strictes et qui doit être appliquée 24 h sur 24. Nous ne sommes pas à Lóczy et nous cherchons simplement à adapter ce qui peut nous être utile au quotidien. On ne vous demande pas d'abandonner votre enfant au sol tel un vulgaire ver de terre et de ne plus vous en occuper que de loin. C'est simplement un état d'esprit à acquérir, une philosophie à suivre qui vous propose des alternatives. Là ou d'autres personnes vont déposer leur bébé dans un transat pour jouer, ou vont le caler entre des coussins pour qu'il soit assis, vous vous saurez (parce qu'on vous l'a démontré et que vous vous en rendrez vite compte par vous-même) que votre enfant est plus actif si il est couché à plat dos sur un tapis avec autour de lui des objets choisis méticuleusement pour exercer sa curiosité naissante.

Les séances de motricité et d'activité libres doivent être adaptées en longueur aux capacités et à l'intérêt de l'enfant pour l'exercice. Au début ça ne représentera que peu de temps sur une journée entière et ça vous laissera de grandes plages de temps pour le portage.

Peut être certains d'entre vous auront cru que c'était la verticalité qui posait problème (on m'a déjà demandé comment je faisais si je n'asseyais pas les enfants pour les faire roter après le biberon). Ce n'est pas le fait que les enfants soient verticalisés comme dans le portage qui pourrait être néfaste. C'est le fait qu'ils le soient sans être soutenus correctement. Donc oui à la maison, ils ont droit à leur petit rototo puisqu'ils sont soutenus par mes mains et mon corps tout entier, et non à mon sens, le portage, à condition qu'il soit effectué à l'aide d'un système physiologique (pas comme dans un Babybjorn par contre) n'est pas incompatible avec la liberté de se mouvoir. Tout est question de dosage. Une journée est assez longue pour pouvoir jongler entre les deux.

Reste le cas de ces mamans pour qui il est inconcevable de se détacher physiquement de leur petits ne serait-ce que quelques minutes et qui ont choisi (mais est-ce bien un choix  ou cela cache-t-il simplement autre chose ?) d'être des mamans kangourous exclusivement et ce jusqu'à ce que leur enfant soit déjà bien grand. A ces mamans, je proposerai de s'interroger sur le sens étymologique du mot éducation : du latin ex-ducere, guider, conduire hors. Le but de l'éducation n'est-il pas de donner toutes les bases à un enfant pour en faire quelqu'un d'épanoui capable de se détacher de nous et de se débrouiller seul ? Et c'est une personne qui au départ a choisi le métier d'assistante maternelle parce qu'elle était incapable de confier ses enfants à qui que ce soit qui écrit ces mots !

Pour conclure sur cette question, je voudrais aussi signaler que le film ne traitait que de la motricité libre et que nous n'avons donc pas aborder l'autre versant des travaux d'Emmi Pikler qui concerne la qualité des soins apportés au bébé. Sans connaissances sur cette autre partie tout aussi importante de la théorie éducative d'Emmi Pikler, le spectateur non averti peut avoir un peu plus de mal à s'apercevoir que nous nous inscrivons là dans un concept de bientraitance qui est tout à fait compatible avec les valeurs prônées par le maternage proximal.

Ça n'a pas été évoqué lors de la réunion mais je voudrais quand même rajouter que si le couple portage/motricité libre est très bien assorti, je resterais plus dubitative sur le couple couches lavables/motricité libre.

En effet, j'ai pu moi même remarquer que dans certains cas, les couches lavables par leur raideur ou leur épaisseur pouvaient entraver la motricité des bébés qui sont alors gênés au niveau du bassin notamment. Peut être que le problème n'est pas présent pour tous les systèmes de couches lavables. Je n'ai pas assez d'expérience en la matière. il me semble que le problème est d'autant plus important si l'on a choisi un système de couches à taille unique dans lesquelles on est obligé au début de créer des surépaisseurs avec les langes à l'intérieur de la couche. De même, comme les bodys ne sont pas encore prévus pour l'utilisation de ces couches plus imposantes que les couches jetables, ils sont souvent trop serrés et empêchent l'enfant de lever les jambes avec aisance. Peut être aussi que nous manquons encore de confiance face à ces couches lavables et que nous les serrons trop par peur des fuites ! Du coup l'enfant par notre faute se retrouve saucissonné et n'est pas vraiment libre de ses mouvements. Ceci dit son développement est alors retardé de quelques semaines mais le petit finit toujours par trouver une solution quand même ! C'est tellement mignon de voir un tout petit jouer au commando que Nounou est peut être simplement trop pressée !

Une autre question semblait aussi tarauder l'assistance : celle de la sécurité de l'enfant. En effet dans le film, on voit une très jolie séquence où un bébé "rampeur" arrive sans difficulté à descendre une marche non sans avoir au préalable juger de la faisabilité de son action en jaugeant avec son bras pour savoir si il pouvait réellement le faire. Cette scène a bien fait comprendre aux spectateurs que si nous avions peur de ce genre de situation c'était en grande partie parce que nous ne faisions pas confiance à l'enfant et à ses compétences. L'enfant lui maîtrise la situation et le film montre bien que toute intervention de l'adulte est inutile. 

Des mamans ont alors demandé ce qu'il se serait passé si il n'y avait pas eu une marche mais plusieurs. L'enfant n'aurait pas pu se rendre compte de la difficulté et serait alors tombé. Dans le meilleur des cas, l'adulte aurait pu éviter l'accident en empêchant le bébé de se lancer dans cette action et en l'arrêtant avant. Mais dans ce cas, ce qui gênait l'assistance c'était l'incohérence entre le fait de faire confiance à l'enfant et le fait de lui interdire cette action. On ne pouvait pour autant pas le laisser faire, le risque étant trop grand. 

Pour tout dire, cette question me fait un peu peur. Ce n'est pas parce qu'on vous demande de faire confiance à l'enfant qu'il faut le laisser faire tout et n'importe quoi ! Vous avez toujours une obligation de protéger l'enfant des dangers de l'environnement même si vous le laissez se mouvoir en liberté. Il n'est pas question de l'élever tel un enfant sauvage. Par contre c'est à vous de faire en sorte de ne pas être confrontés à cette incohérence entre interdire et laisser faire en anticipant les situations. A vous de réfléchir et de sécuriser les lieux afin que le bébé soit libre de se mouvoir sans risque. L'anticipation basée sur l'observation de votre enfant et de ses capacités est la clé du problème. Il n'est bien évidemment pas question de laisser un petit seul devant un escalier abrupt. Mais à vous de faire en sorte que vous ne soyez jamais obligés de lui interdire. D'ailleurs même Wikipédia vous le dit : la motricité libre se pratique dans un "environnement sécurisé" ! 

Je vais m'arrêter là, j'ai déjà beaucoup parlé et j'ai peur d'avoir déjà perdu des lecteurs en route ! Si vous avez participé à cette soirée et que vous avez des choses à rajouter, je vous invite à le faire par le biais des commentaires.








samedi 22 décembre 2012

Joyeux Noël !!



A l'aide des dernières réalisations de mes trolls et à l'heure où vous devez être en train d'emballer vos derniers cadeaux, je passe vite fait vous souhaiter de très joyeuses et chaleureuses fêtes de Noël ! Bonnes vacances pour celles et ceux qui ont la chance d'en avoir. 






A très bientôt ! 

mardi 18 décembre 2012

Notre renne au nez rouge

C'est l'incontournable invité des fêtes de Noël. Habituellement chez les nounous, il est plutôt décliné en version empreintes des mains et des pieds. Chez nous, on l'a transformé en mobile. Vous avez bien un vieux bout de carton qui traîne dans un coin ? De la peinture ? De la ficelle ? Et bien il n'en faut pas plus : 




Faut que je vous avoue qu'on a un peu piqué l'idée sur un livre qui devait s'appeler quelque chose comme 50 bricolages pour Noël ou un truc ressemblant ; même que vous pouvez faire la même chose avec un Père Noël, un sapin, un bonhomme de neige ... 

... Ah si j'oubliais : il vous faut des petites mains aussi ! 


P'tite photo du making of : 


jeudi 6 décembre 2012

Et Lux facta est

Pas grand chose à vous dire aujourd'hui.... enfin si mais peu de temps en fait (le cr de la conférence Pikler à la Cause des parents attendra encore un peu) ! Je voulais simplement souhaiter une bonne fête des lumières 2012 à tous les lyonnais (oui à tous les touristes aussi) en vous présentant nos réalisations "lumières" de cette année : 







Merci à Cèmoikilèfè (fournisseur officieux de Nounou Cathy)


Comme vous pouvez le voir, la traditionnelle vraie bougie a refait son apparition en deux déclinaisons : Le lumignon réalisé à l'aide d'un petit napperon en papier auquel on a ajouté quelques paillettes et gommettes et un bougeoir de fête en pâte à modeler et carton. 

Et maintenant place à la fête ! Nous, on va très certainement sortir les lampes de poche pour jouer avec les faisceaux de lumière.

lundi 3 décembre 2012

Il neige !!!!

Pour changer des sapins et parce que la neige s'est invitée dans la région depuis ce week-end, voici le résultat de notre petite activité de ce matin :


Un beau bonhomme de neige réalisé dans des assiettes en carton et des feuilles de papier Canson. Il est recto-verso : comme ça, il peut servir de mobile. J'ai préparé tous les éléments parce que je n'ai sous la main qu'un petit troll apprenti bricoleur qui  lui, s'est chargé du collage. Si tu te demandes comment on a fait le nez, sache donc que c'est un cône en papier Canson que j'ai bourré de coton pour que le troll bricoleur puisse le coller facilement sur l'assiette. 

Maintenant, il me reste à faire comprendre à mon petit troll, la différence entre un bonhomme de neige et un épouvantail ! Je crois que je vais demander de l'aide à un spécialiste : 





mercredi 28 novembre 2012

C'est parti ! On va manger du sapin pendant un mois !

Et oui va falloir s'y faire ! Pendant un mois on va voir des sapins partout ! Et nous pour commencer sur les chapeaux de roues, on l'a mangé !

Cet été on avait déjà mangé un palmier ;  voici la version hiver avec le traditionnel sapin tout endimanché pour attendre l'arrivée du  Père Noël : 


Des kiwis, des framboises, une pomme et 4 céréales au chocolat pour faire le tronc. Du coup j'ai un petit demi-pensionnaire qui ne s'est plus rappelé qu'il n'aimait pas le kiwi ! Le sapin a été dévoré en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire ! 


mardi 27 novembre 2012

"Mets tes talents au service d’une belle action"

Vous voulez faire une bonne action qui de surcroît vous aidera à apprendre la générosité aux enfants. Faites donc comme nous. Même que ça vous coûtera pas un sous ! 

A l'initiative de la maman d'un de mes petits demi-pensionnaires que je remercie au passage, nous avons colorié pour SOS Villages d’Enfants.

C'est une opération menée par Oxybul. L'enseigne fournit des cartes de Noël à colorier (à récupérer dans les magasins ou à imprimer sur leur page facebook ). Les petits artistes les décorent et les renvoient (par courrier ou en postant une photo sur facebook). Oxybul s'engage alors à reverser 1 euro par carte décorée à SOS Villages d'Enfants. C'est simple, rapide et c'est pour la bonne cause ! 





Et si vous sentez que vos petits artistes ont l'âme particulièrement généreuse, vous pouvez toujours aller faire un tour sur cet ancien post où je relayais l'initiative d'une collègue assistante maternelle.  

A vos crayons !

vendredi 23 novembre 2012

Entretien avec Dre Szanto-Feder sur la motricité libre


Hier à la maison des associations à la Croix Rousse, j'ai assisté à une belle conférence proposée par La cause des parents. Il s'agissait d'une soirée débat animée par Sylvie Mugnier (psychologue et formatrice à l'association Pikler) avec des extraits du film "Entre parents et enfants : à l'aventure de la motricité". On y a parlé motricité libre. Non je n'ai pas passé ma nuit à vous en faire un résumé. Quand même pas ! Par contre je vous ai trouvé un autre témoignage, d'une autre psychologue, sur ce qu'est la motricité libre et ce qu'elle apporte à l'enfant. Peut être avez-vous assisté à la réunion, peut-être pas. Peut-être connaissez-vous déjà la motricité libre, peut-être pas ! Cette vidéo est pour tout le monde. En piqûre de rappel ou en primovaccination ! Ça nous vient du Québec et ça émane si je me rappelle bien de Naître et Grandir. Bon visionnage!



lundi 19 novembre 2012

Debrief de la réunion Pikler du 15 novembre 2012

Le 15 novembre dernier a eu lieu au collège Gilbert Dru la traditionnelle soirée Pikler réservée aux assistantes maternelles. Comme d'habitude, je me lance dans un petit compte-rendu mais celui-ci ne sera pas aussi détaillé que les années précédentes. Pourquoi ? Et bien, parce que cette cuvée 2012 des rencontres de novembre des assistantes maternelles n'a pas été un très bon cru, enfin de mon point de vue en tout cas. Une poignée de professionnelles seulement étaient présentes, au point qu'à la place d'une salle de conférence, la réunion aurait très bien pu se passer au troquet du coin autour d'un petit verre de beaujolais nouveau café.

Le thème portait sur les lieux d'accueils collectifs que nous pouvons fréquenter en tant que professionnelles comme les RAM, les crèches familiales ou les lieux d'accueils occasionnels comme le jardin couvert à Lyon. Il s'agissait de poser un autre regard sur l'enfant pendant ces temps collectifs. 

Autant le dire tout de suite, malgré une animatrice très sympathique, les débats ne m'ont pas vraiment passionnés et je ne vois pas trop l'intérêt de les retranscrire dans le détail (j'en serais d'ailleurs bien incapable car, je dois l'avouer et vous pouvez sortir le bonnet d'âne, y'a même un moment où j'ai complètement décroché et où j'ai sorti mon portable pour aller geeker sur facebook !! Hou la vilaine !!) 

Ce n'est pas que c'était complètement inintéressant - lisez-moi jusqu'au bout et vous verrez que je ne me suis pas déplacée pour rien- mais je n'ai pas retrouvé la touche Pikler des soirées précédentes. Je m'attendais à avoir un point de vue piklerien sur le sujet : or, les propos tenus auraient pu être entendus à n'importe quelle réunion de n'importe quelle association de professionnels de la petite enfance. 

Nous avons commencé par faire un rapide "état des lieux" du jeune enfant jusqu'à l'âge de 3 ans pour se rendre compte de quoi il avait besoin pour profiter de ces temps collectifs, puis nous avons abordé les besoins des assistantes maternelles. 

Ce que je retiens du côté enfant c'est que comme tout le monde peut s'en douter, un bébé de moins de 9 mois, ne tirera pas un grand bénéfice de la fréquentation de ces lieux collectifs, sachant que la mini-collectivité qu'il trouve chez son assistante maternelle suffit amplement à ses besoins de socialisation puisque c'est cela que l'on va chercher en se rendant dans les lieux collectifs comme le relais. Toutefois ces temps communs ne peuvent pas non plus lui faire de mal à condition qu'on respecte ses besoins, qu'on puisse l'installer confortablement (à ce propos, je suis bien contente de m'être un peu battue l'année dernière pour qu'un véritable coin bébés soit installé dans mon relais personnel) et qu'il y retrouve près de lui son assistante maternelle (personne référente qui portera un regard bienveillant sur lui).

L'enfant plus grand quant à lui, profitera amplement de ces temps communs qui lui permettent d'affirmer son autonomie et répondent aux besoins d'espace, de découverte, de créativité, de confrontation avec les autres  mais aussi de frustration. 

C'est quand nous sommes passées au chapitre sur les besoins et les attentes des assistantes maternelles que j'ai joué les mauvais élèves (au fond de la classe près du radiateur) et que les propos n'ont pas réussi à me captiver Je crois d'ailleurs que tout le monde était un peu perdu et la discussion a fini par tourner autour de la question cruciale de la sacro-sainte pause café : faut-il instaurer un temps café au relais, est-ce un acte professionnel..... bref, je me suis ennuyée !

Heureusement la soirée a été sauvée dans le dernier quart d'heure. Les animatrices ont-elle pressenti que le thème choisi ne nous mènerait pas au bout de la soirée ou bien est-ce simplement une coïncidence ? Toujours est-il qu'une nouvelle formule qui devrait être maintenue pour les prochaines réunions a été inaugurée en toute fin de réunion. Il s'agira de nous présenter des textes qui sont proposés à la vente notamment sur le site de l'association Pikler Loczy, qui peuvent nous être utiles dans notre pratique. Et ça, je trouve que c'est une drôlement bonne idée. Parce que c'est vrai, l'association propose de nombreux documents mais il est parfois difficile de faire un choix ne sachant pas quels écrits correspondent le mieux à notre profession. 

Cette fois-ci, la responsable de la crèche Popy est venue nous parler du texte "Le rôle de l'observation dans le travail éducatif" de la psychologue Anna Tardos. L'observation est en effet la base de notre métier. Elle permet de connaître l'enfant mais aussi de se contrôler soi-même : on vérifie ainsi que notre travail a une action bienfaisante sur l'enfant. Cela s'avère très complexe car il n'existe pas 2 enfants identiques, mais ce texte devrait nous aider à mettre en place des outils simples par exemple pour aider le bébé dans les périodes d'adaptation. Il nous donne des indications sur la manière d'observer, sur la fréquence de ces observations, sur les questions qu'il faut se poser, sur ce qu'il faut observer et noter...

Ce document vous pouvez vous le procurer en le commandant sur le site de l'association. Vous le trouverez sous le numéro 46 ici. Pour savoir comment le commander, il suffit de suivre ce lien : 


Si vous en profitez pour visiter tout le site, vous verrez que le thème de la réunion spéciale assistantes maternelles de l'année prochaine est déjà choisi : Activité libre, activité autonome : intérêt pour l’enfant ? Rôle de l’adulte ? Importance de l’environnement ? Thème beaucoup plus intéressant de mon point de vue et qui sonne beaucoup plus Pikler ! 




jeudi 8 novembre 2012

Regarder son enfant pour l’aider à grandir

Décidément amis lyonnais, vous n'allez pas vous ennuyer en ce mois de novembre ! 

Figurez-vous que Sylvie Lavergne du groupe lyonnais de l'association Pikler loczy de France, m'annonce un autre évènement qui devrait ravir toutes les personnes qui souhaitent découvrir la motricité libre et les travaux d'Emmi Pikler. 

Cette fois, c'est organisé par l'association La cause des parents. Ça se passe à la maison des associations, au 28 rue Denfert Rochereau à Lyon 4 le jeudi 22 novembre à 19 h 30. On peut s'y rendre en métro (croix Rousse ou Hénon). Il s'agit d'une soirée "Film Débat" avec des extraits du film "Entre parents et enfants : à l'aventure de la motricité" 

Sylvie Mugnier, psychologue clinicienne et formatrice à l'association Pikler sera là pour vous guider dans cette découverte. 

La réservation est obligatoire sur le site. Et comme je suis gentille, je vous donne le lien direct : 


Si vous vous posez encore des questions sur la façon dont mettre en place cette fameuse motricité libre et sur les bienfaits qu'elle peut apporter à l'enfant, c'est la soirée à ne pas louper ! 

mardi 6 novembre 2012

Pikler, les rencontres de novembre des assistantes maternelles

Comme chaque année à la même époque, l'association Pikler Loczy de France organise sur Lyon  une soirée spéciale pour les assistantes maternelles. Cette soirée est ouverte à tous, professionnels ou parents, adhérents ou non. Elle se déroulera le 15 novembre prochain de 19h30 à 22h (accueil dès 19h) au Collège GILBERT DRU - 42 rue Jeanne Hachette - 69003 LYON.

Le thème n'est pas indiqué sur le site de l'association, mais d'après mes sources (et je pense qu'elles sont sûres !) la soirée devrait être consacrée aux temps collectifs : 

Les temps collectifs au Relais assistants maternels, à la crèche familiale ou autre lieu. 
Un autre lieu à vivre et à se partager: pour quoi, que cherche l'adulte, qu'y trouve l'enfant ?


Tarif : 8 euros,
Pas d'inscription préalable
Un reçu de paiement pourra être remis aux participants.

Pour plus d'informations sur l'association, visitez leur site :  www.pikler.fr








mardi 30 octobre 2012

En attendant le passage des monstres !

Depuis l'été dernier, avec mes nouveaux arrivants, la moyenne d'âge de mes troupes a fortement baissé ! Du coup, les articles consacrés au bricolage vont sans doute être de plus en plus rares. Je risque de manquer de main d'oeuvre !  

Mais là, c'est Halloween ! Et Halloween pour les enfants de mon immeuble c'est sacré ! Chaque année, ils se donnent tous rendez-vous au rez-de chaussée et montent en procession jusqu'au dernier étage en s'arrêtant à chaque palier pour quémander des bonbons ! 

Nous avons donc pris l'habitude de décorer notre porte pour signifier aux sorcières, fantômes et autres monstres qu'ils sont attendus de pied ferme. Cette année je n'avais sous la main qu'un assistant décorateur de 2 ans et demi ; alors on a fait très simple. On a réalisé un décor de château hanté avec un carton de récup ! 





J'ai découpé des formes (citrouilles, château, montagnes....) et j'ai laissé mon assistant les barbouiller de peinture. Bien sûr je l'ai guidé dans le choix des couleurs. Comme ça devait plaire en premier lieu à la bande de petits monstres, il fallait que les citrouilles ressemblent à des citrouilles ! 

Lorsque tout a été sec, mon assistant a collé les différents éléments sur un fond également de sa fabrication. Sur ce fond, on s'est amusé à faire des petits fantômes avec les mains. Avec le collage des yeux, c'est l'étape qu'il a préféré. D'ailleurs sur notre décor il n'y a que deux empreintes, mais je peux vous dire qu'on a été beaucoup plus productif et que sur d'autres feuilles, j'ai de quoi réaliser tout un village de petits fantômes ! 






Un grand merci à Cèmoikilèfè

Maintenant y'a plus qu'à attendre la horde, en espérant avoir acheté assez de friandises pour contenter tout le monde !

mardi 23 octobre 2012

Une souris verte

J'ai 3 infos à vous transmettre au sujet de cette association. Si vous prenez le train en marche, Une souris verte, c'est une association qui a pour objectif de sensibiliser aux différences et d’inclure les jeunes enfants en situation de handicap dans la société. J'en ai déjà parlé plusieurs fois ici, puisque j'ai participé aux soirées qu'elle organise pour les assistantes maternelles, notamment, la soirée du 6 octobre 2010 intitulée

Cette année, l'association vous propose par le biais de son Réseau Différence et Petite Enfance, une soirée concert-débat gratuite avec le chanteur Alsina le 22 novembre 2012.

"Ce que la vie me tend..."



"Retrouvez toute la sensibilité et le charisme d'Alsina auteur compositeur toulousain. Atteint par l'épidémie de polio des années 60 en Algérie, il décide à 16 ans,contre l'avis de tous, d'intégrer le milieu ordinaire et débute sa carrière d'artiste.
Jean Marie Alsina aime jouer de sa voix chaude et grave pour porter ses sentiments, sur des sons soul, pop ou afro. Il nous invite à la tolérance et nous aide à élargir notre regard sur les autres. Retrouvez des extraits musicaux sur :http://www.alsina.fr/"

A l'issue du concert, un débat vous sera proposé avec Alsina et des professionnels de l'APF autour du thème : 

Quel avenir pour les enfants en situation de handicap ?



ALSINA
Jeudi 22 novembre à 19h30
Espace Citoyen Mairie Lyon 8ème
12 avenue Jean Mermoz
Tram T2 arrêt : Mairie Bachut
Entrée gratuite
Réservation obligatoire à reseaudpe@unesourisverte.org 
ou 04 78 60 52 59
Soirée organisée en partenariat avec l'Association des Paralysés de France






Par ailleurs, je voulais vous signaler aussi que l'association organise le 28 novembre 2012 aux salons d'honneur de l'Hôtel de ville, Lyon 1er, le 9ème forum Petite Enfance et Handicap dont le thème sera : 


"Quand le handicap se révèle en cours d'accueil..."



"Tous les professionnels accueillant des enfants de moins de 6 ans peuvent être un jour interpellés par la développement atypique d'un enfant."


Pour connaître les tarifs horaires et contenu, vous pouvez consulter la brochure : 



Pour finir, sachez aussi que l'association est présente sur facebook : 





mercredi 17 octobre 2012

Pour les parisiens, le forum Infocrèche Pro Petite Enfance

Pour changer un peu des lyonnaiseries, voici une info spéciale pour les parisiens ou pour ceux qui peuvent se déplacer.

Le jeudi 25 octobre 2012, se tiendront à l'espace Champerret, les rencontres nationales des professionnels et institutionnels de la petite enfance. Au programme de cette journée organisée par le magazine Infocrèche Pro, 4 conférences sur des thèmes variés mais aussi un espace d'exposition pour vous présenter une sélection de produits et services pour les professionnelles de la petite enfance (crèches mais pas que).

L'une des conférences traitera d'un thème qui m'est cher : Les approches éducatives alternatives ? Montessori, Pikler Loczy : tout ce qu'on peut leur emprunter au quotidien.

Contrairement à ce qui a été longtemps annoncé sur leur site, je ne participerai pas à cette conférence (oui je sais vous êtes déçus hein !) Que cela ne vous empêche pas d'aller écouter :

- Miriam Rasse, psychologue en crèches et directrice de l'Association Pikler-Loczy France.
- Annabelle Rodrigues, ancienne auxiliaire de puériculture de formation piklérienne, aujourd'hui assistante maternelle
- Patricia Spinelli, spécialité de la "communauté enfantine" (2-3 ans) chez Montessori

Pour plus de renseignements notamment concernant les horaires, visitez le site dédié à cette manifestation : 

http://www.forum-infocrechepro.com/index.php/index.html

Si jamais une petit compte rendu de cette conférence traîne sur le net après le 25 octobre, je suis preneuse ! 

dimanche 7 octobre 2012

Parce qu'il n'y a pas que Pikler dans la vie, on a testé "My Gym Lyon"

C'est en recevant un message publicitaire dans ma boite mail que j'ai eu l'idée d'aller tester avec mes troupes,  ce tout nouvel espace" ludosportif" se voulant adapté à des enfants de 6 mois à 9 ans. Il s'agit de faire faire du sport à des enfants, dans une ambiance plutôt festive, avec le but avoué d’améliorer leurs capacités physiques, leurs relations sociales et leur confiance en soi.

Quand j'en ai parlé sur les réseaux sociaux, en annonçant notre futur test, j'ai commencé à avoir des doutes. On me demandait ce qu'on allait bien pouvoir proposer à des bouts de choux de 6 mois. Baignant dans ma culture Piklerienne, j'avais effectivement oublié que le concept de motricité libre n'était pas une évidence pour tout le monde. 

J'y suis pourtant allée pleine d'enthousiasme avec deux petits trolls de 13 mois et 2 ans 1/2 pensant trouver là-bas un espace dédié à la motricité où les enfants pourraient évoluer en toute liberté et en toute sécurité. 

Nous nous sommes donc rendus au club de bon matin, à une séance prévue exclusivement pour les assistantes maternelles. L'accueil a été très sympathique. Les locaux sont neufs et c'est plutôt agréable : ça sent pas encore le dessous de bras négligé ou la vieille chaussette de 8 jours comme dans certains espaces dédiés aux activités sportives (vieux souvenirs du baby gym de mes enfants !). C'est spacieux et plutôt bien conçu. 

Nous nous préparons et la séance commence. Là, je dois dire que j'ai vécu un grand moment de solitude ! Ce que j'avais commencé à pressentir en visitant leur site se révélait encore pire que ce que j'avais pensé. Il s'agissait en fait de "faire faire" aux enfants et de les diriger pas à pas pour qu'ils participent à la séance. 

L'une des premières consignes de l'animatrice a été de proposer aux nounous de tenir les mains des petits pour les faire applaudir au rythme d'une comptine. Je n'ai rien dit ; je ne l'ai évidemment pas fait, considérant ce genre de gestes comme une douce violence faite aux enfants. A quoi cela sert-il ? Qu'est-ce que l'enfant va retirer de cette obligation, de cette injonction à faire ce geste dont il ne comprend pas encore l'utilité ? 

Après un bonjour en chanson anglaise ce qui est plutôt une bonne idée (je rappelle que le concept est américain), nous avons effectué quelques petits échauffements musculaires toujours en chansons ; enfin bon en vérité on a surtout regardé l'animatrice mais je vous explique le principe !  Vient ensuite un temps où l'animatrice décortique un mouvement particulier pour expliquer aux nounous comment le faire réaliser aux enfants. Pour nous il s'agissait du poirier. 

J'ai profité de l'arrêt de la musique pour parler avec les animatrices de  mon désarroi devant le déroulement de la séance et leur expliquer que mon approche éducative était basée sur l'activité et la motricité libre concept en totale opposition avec ce que le club proposait. 

C'est là que mon moment de solitude a atteint son paroxysme !! En effet, en réponse à mes propos, les animatrices au demeurant charmantes m'ont tout simplement dit qu'il n'y avait pas de problème, qu'elles pouvaient très bien prendre en charge elle-même les enfants que j'accueillais pour leur faire faire les activités que je ne désirais pas faire !!! En gros, elles n'avaient pas saisi que j'agissais pour le bien être des enfants, mais pensaient sans doute que je le faisais par confort personnel.

Alors j'en profite pour en rajouter une couche : si j'utilise l'activité et la motricité libre dans ma pratique professionnelle, ce n'est pas parce que je suis une flemmarde qui ne veut pas bouger ses miches, ce n'est pas non plus parce que la vieillerie m'empêche de me baisser ou de faire fonctionner mes articulations, c'est tout simplement parce que je pense que c'est mieux pour les enfants (même si, il est vrai du coup, c'est aussi moins fatiguant pour moi). 

Je pense que l'enfant est le mieux placé pour savoir de lui-même ce qu'il est capable de faire au niveau moteur, et ce qu'il a envie de faire. Il est le seul à pouvoir, par l'expérience, prendre conscience de son corps, de ses capacités et de ses limites. Le brusquer dans cet apprentissage, c'est risquer de provoquer des tensions, des peurs, des traumatismes (même si le mot est un peu trop fort) que le corps gardera en mémoire. 

Nous avons donc convenu avec l'équipe que je continuais la séance tout en laissant mes trolls libres d'évoluer dans les structures. Ça tombait plutôt bien puisque cela correspondait à une période prévue en activité libre, le temps pour l'équipe d'installer un parcours de motricité que le plus grand de mes trolls a pris plaisir à effectuer. 

C'est là que je vais arrêter avec le côté négatif de mon compte rendu parce que si, comme vous l'avez compris je trouve ce concept totalement inadapté pour les tout petits, je l'ai pourtant apprécié pour ce qu'il peut apporter à un enfant un peu plus grand. En effet, la séance telle qu'elle est pensée, peut permettre à un futur écolier de se familiariser avec les rythmes et les obligations qu'il rencontrera à l'école. Avec ses temps d'agitation où l'on peut se dépenser et ses temps plus calmes où l'on se pose, ses temps de liberté totale et ses temps d'exercices imposées, l'enfant s'habitue en douceur (puisque ça ne dure qu'une heure et que le nombre de participants est limité) à ce qu'il vivra lors de son entrée à l'école. Et oui c'est cool chez nounou, on fait ce qu'on veut, mais un jour il faudra bien rentrer à l'école et être capable de s'adapter à ce nouvel environnement. Même si, justement je travaille beaucoup sur l'autonomie afin que les enfants soient en capacité de trouver seuls les moyens de s'adapter, un petit coup de pouce avec une  immersion ludique dans une collectivité ne peut qu'être positif. 

Mais reprenons donc le cours de notre séance. Après un deuxième moment de liberté pour les enfants, les animatrices proposent deux ateliers (ce jour là, il s'agissait de gripper à une échelle de singe et de se faire balancer sur un gros cylindre). Vient ensuite un temps de regroupement où les enfants se défoulent avec des ballons (ça je dois dire que ce fut un grand succès même avec ma petite schtroumphette de 13 mois). Tout le monde se dirige ensuite dans un autre coin de la salle pour écouter une histoire que l'animatrice racontera avec des marionnettes (très bon moment aussi). La séance se terminera comme elle a commencé, en se disant au revoir en chanson et toujours en anglais.

Pour résumer, et par compassion avec ceux qui n'auront pas eu le courage de tout lire, on va terminer par un petit paragraphe regroupant les points positifs et les points négatifs de notre test (non, on va faire le contraire les moins et les plus, pour finir sur une bonne impression !)

Les points négatifs donc : 

  • un concept que je trouve inadapté aux tout petits et très éloigné de mon approche éducative basée sur la motricité libre et la bientraitance (attention je n'ai pas du tout dit qu'il s'agissait de maltraitance) ;


  • un coût un peu élevé : 9 euros par séance et par enfant sur les créneaux ouverts aux assistantes maternelles (pour les parents, je vous laisse visiter le site)

Les points positifs : 
  • Une équipe très sympathique et très ouverte (ils ne m'ont pas virée quand j'ai fait ma sauvage !)
  • des locaux agréables
  • une très bonne idée pour habituer les pré-scolaires à leur future scolarité. 
  • un concept qui a l'air vraiment pas mal pour les plus grands avec notamment la possibilité de réaliser des anniversaires au sein du club. Ça change des anniversaires Mc Do non ? 
  • un équipement ludique très varié : y'a même une tyrolienne !!

Voila : si vous voulez, vous aussi tester, vous trouverez toutes les coordonnées sur leur site ! Le club est présent à Lyon mais aussi, Grenoble, Beauzelle et Toulouse. Bonne visite !











vendredi 28 septembre 2012

Un lien très intéressant : Regards croisés sur l'Enfant (Pikler/Montessori)

Cet article, pour parler franchement je l'écris autant pour vous, amis lecteurs, que pour moi. Pour moi, parce que j'ai peur de perdre l'adresse de l'un des liens les plus intéressants que j'ai pu lire ces temps-ci (d'autant plus, qu'avouons le, je n'ai pas encore eu le temps de tout explorer à fond) et pour vous, car je sais que vous êtes nombreux à avoir réfléchi sur une corrélation entre les approches piklerienne et montessorienne de l'éducation. Notamment, on m'a souvent demandé si la pédagogie Montessori pouvait prendre le relais, voire venir en complément de l'approche Pikler, pour les enfants de plus de 2 ans par exemple.

Après avoir lu  "Éveiller, épanouir, encourager son enfant : la pédagogie Montessori à la maison" j'avais eu un début de réponse que j'avais d'ailleurs retranscrit dans un post consacré à cet ouvrage. J'avais alors noté que, tout comme chez Pikler, la pédagogie Montessori se basait sur une observation intensive de l'enfant et de ses besoins. J'avais bien entendu aussi remarqué que dans les deux approches on visait l'autonomie de l'enfant : cela va de soi.  

Le lien que je vous propose maintenant va vous.... me.... nous permettre d'aller plus loin dans cette démarche. Il propose d'étudier deux écrits, l'un d'une nurse Pikler et l'autre de  Mme Patricia Spinelli, directrice de l’Institut Supérieur Maria Montessori et de mettre en évidence les points de similitude.

Ce lien vous le trouverez chez Montessori "En ce nid" :


Il est aussi publié chez les Vendredis intellos

Bonne lecture !

dimanche 23 septembre 2012

C'est la saison des pommes !

Hé ben dites, au regard du peu d'activités retranscrites sur ce blog, on pourrait presque croire que je n'ai pas repris le boulot moi ! Mais si, mais si, je bosse comme tout le monde, mais je n'ai pas eu vraiment le temps de vous en causer. Quand je suis en période d'adaptation je privilégie l'observation intensive du petit nouveau et du coup le soir je suis moins dispo. 

Donc quand même, on a repris nos petites habitudes et côté bricolage nous avons réalisé un beau pommier parce que c'est la saison des pommes ! Si, j'ai vérifié avec l'aide de Mr Google, la récolte de nombreuses variétés commence dès le mois d'octobre. 

J'ai fait simple car ne connaissant pas encore très bien  mon petit artiste, je n'avais aucune idée de la façon dont il allait se comporter avec la peinture. 

J'ai découpé un tronc dans du papier canson marron, que le petit a collé sur un gros carton de récup. Ensuite il a réalisé le feuillage avec de la gouache et  le manchon à peindre de chez hoptoys acheté cet été. Pour finir il a collé des gommettes rouges pour symboliser les pommes. 




C'est mignon hein. Bon ça valait peut être pas un article parce que ça n'est pas vraiment extraordinaire. C'est plutôt courant. Mais c'était surtout un prétexte pour vous faire remarquer qu'il n'y a pas besoin de dépenser des mille et des cents pour faire du bricolage. L'originalité de cette oeuvre et ce qui la rend mignonne c'est qu'elle est réalisée sur du carton épais que j'avais récupéré lors d'une réception de colis commandé sur le net. Les paquets envoyés par les sites internet sont de vraies mines d'or pour le bricolage. Y'a toujours plein de choses à garder précieusement. Dans l'un d'eux, j'ai récupéré des mètres et des mètres de papier kraft à peine froissé qui avait servi à caler des articles. Idem pour les pinceaux : avant d'acquérir mes manchons, ce genre de travail, nous le réalisions avec un tampon de Sopalin roulé en boule. Alors non vraiment, ce n'est pas dans le bricolage que passe la majorité des indemnités d'entretien.

ps : Si un psy ou assimilé passe par là, j'aimerai bien qu'il m'explique pourquoi tous les enfants à un moment ou un autre, prennent un plaisir infini à tout mettre en file indienne comme les pommes de ce tableau :  les petits voitures, les figurines ... tout y passe ! Une bonne âme pour éclairer ma lanterne ? S'il vous plait !


lundi 17 septembre 2012

« L’assistante maternelle est un parent formidable : l’évolution de son rôle dans l’éducation de l’enfant »



Re-petit passage rapide pour nos amis " grand lyonnais" (le reste viendra plus tard, je suis un peu débordée là tout de suite !) :

Le chéri des nounous  à savoir le psychosociologue Jean Epstein est de retour dans l'agglomération et vous convie à une conférence-débat, dans le cadre des 20 ans des Relais assistantes maternelles, sur le thème :


 « L’assistante maternelle est un parent formidable : 

l’évolution de son rôle dans l’éducation de l’enfant »


Lors de cette conférence, il évoquera l’évolution de la société et de la famille pour éclairer les enjeux de la co-éducation et de la place des assistantes maternelles. Ça se passe le jeudi 27 septembre à 20 h au 

Centre culturel et de la vie associative (CCVA)234 cours Emile-Zola 
à Villeurbanne


C'est seulement sur inscription et invitation
Renseignements : direction de la Petite enfance - 04 78 03 67 58

vendredi 31 août 2012

Transmission des infos Nounou/Parents

Bon ben dites, il serait peut être temps de s'y remettre : c'est la rentrée (houlala, cette petite phrase bateau que vous allez lire tout partout sur le web pendant 15 jours au moins, ce billet commence très mal !)

Pour ce tout premier post d'après vacances, je voulais vous présenter l'outil de travail que j'utilise depuis quelques années pour raconter à mes employeurs, les trépidantes journées de leur descendance. En 10 ans de pratique, j'ai pu me rendre compte que la transmission orale de fin de journée, c'est bien, c'est convivial, et c'est indispensable mais ce n'est pas suffisant. Il y a tout ce que l'on avait prévu de dire et que l'on a oublié en cours de route, ce que l'on a dit mais que maman a oublié ou pas compris, tout à son bonheur de retrouver son petit trésor, ce que l'on a transmis à Papa mais que Papa n'a pas transmis à Maman (ne me faites pas dire, ce que je n'ai pas dit, le contraire est tout à fait possible aussi mais il fallait bien en choisir un des deux).... bref, il m'a paru judicieux de me créer un outil de transmission qui me permettrait d'éviter les "Mince, j'ai oublié de leur dire qu'il n'y a plus de couches !"  


Après avoir essayé l'agenda trouvé dans le commerce (souvent trop petit pour recevoir toutes les informations), le simple cahier qui oblige à tout réécrire chaque jour, j'ai opté pour le classeur et la fiche d'observation que je vous présente ci-dessous.  





Il s'agit d'un classeur souple de petite taille pour qu'il tienne aussi bien dans le sac à langer que dans le sac à main de Maman. A l'intérieur on trouve la fiche d'information pré-imprimée que j'ai créée moi-même de mes petites mains et insérée sur le site principal des Nounous taties et Cie à la rubrique documents de travail (même si vous pouvez trouver cette même fiche sur un autre site dont je tairais le nom, avec de surcroît le beau logo du dit-site comme si il s'agissait de leur création.... enfin, après tout j' avais un peu pompé l'idée et les petits dessins sur un site préscolaire canadien aujourd'hui disparu, donc c'est peut être un juste retour des choses). Ceci dit et pour clore ce petit aparté, moi j'avais juste piqué l'idée et les bonshommes : j'avais bossé un peu dessus quand même, pas juste rajouté un logo !

Mais revenons à nos moutons ! Dans ce classeur j'insère donc directement les fiches d'observation en les perforant, mais aussi, dans une pochette transparente en début de classeur, les divers documents qui peuvent faire la navette entre la nounou et les parents (documents transmis par le relais par exemple dans mon cas, ou fiche de paie, photos d'activité, dessins du jour, etc.



En ce qui concerne la fiche d'observation elle-même, elle comporte un "réglette" qu'il suffit de colorier en respectant le code couleur pour donner tout le déroulement de la journée. 





Une case représente une heure. Les sorties sont indiquées en vert, les repas en rouge, les siestes en bleu, les selles étant représentées par des croix. Pour la journée représentée sur la photo ci-dessus par exemple, nous voyons donc que nous sommes partis en ballade de 10 h 45 environ à 11 h 45, que nous avons mangé vers 12h30 que le petit a fait son petit popo après, qu'il a dormi de.... bon vous avez compris, je m'arrête là. Dans les commentaires en dessous, j'indique ce que nous avons fait : sortie parc machin chose, bricolage....

 Avouez que cette petite séance de coloriage de cases est plus simple que d'écrire chaque jour "Sieste de telle heure à telle heure", "bib pris à 12 h" etc.... Après on peut se demander si c'est vraiment utile de raconter tout cela en détail. En ce qui concerne les tout petits une chose est sûre : ça rassure les parents. 

Pour les plus grands, ça peut effectivement être moins utile. Si je continue à le faire c'est aussi parce que ça fait partie de mon rituel de pré-départ du soir. Je remplie la fiche avec l'enfant. J'essaye de le faire parler sur sa journée. Je lui demande s'il se rappelle de ce qu'il a mangé, des activités effectuées. Parfois ça m'apprend des choses sur  ce qu'il a ressenti au cours de la journée. 

Je travaille avec cette fiche-là par habitude mais sur le site, vous pouvez en trouver d'autres qui avait été postées par des collègues sur le forum du temps où il fonctionnait à plein régime et qui seront peut être plus à votre goût. 


Vous avez bien sûr le droit d'utiliser ces fiches comme bon vous semble. Celle que j'utilise s'intitule "Fiche d'observation Bébé". Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une excellente rentrée ! 


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mardi 14 août 2012

Petite astuce pour grosse embrouille !

On a beau tout mettre en oeuvre pour éviter les conflits et les disputes entres les enfants, quand on travaille avec des individus de moins d'un mètre toute la journée, il est évident qu'un jour ou l'autre, des embrouilles vont éclater. Les petits qui s'entendaient très bien et jouaient tranquillement côte à côte, vont se mettre à se crêper le chignon soudainement, sans crier gare, et il vous faudra alors gérer le conflit.

Même si on essaye d'inculquer des valeurs de non violence, y'a toujours un moment où "C'EST LA GUERRE" !!! L'assistante maternelle qui vous dirait le contraire vivrait très certainement au pays des Bisounours ( à moins que ce ne soit celui du Père Fouettard) ! 

Dans ces cas là, j'évite de porter un jugement, encore moins de punir. Le responsable du conflit n'est pas toujours évident à identifier et on peut facilement se tromper de coupable même si on a assisté à la scène. Je préfère de loin sortir mes "tapis magiques". 

Quand deux petits (ou même trois) se disputent, je leur propose alors de jouer séparément, en délimitant leur territoire par des tapis. Chacun joue sur son tapis représentant bien souvent leur "maison" dans laquelle le copain ne peut entrer que sur invitation. Ils se remettent alors à jouer tranquillement avec la sensation d'être protégé de l'autre par une barrière imaginaire. Le calme revient instantanément. Ce n'est que dans un deuxième temps que l'on peut essayer de reparler de la bagarre et de trouver une explication si l'on en ressent le besoin. 

Il fut un temps où, poussée par des envies de dépenses inutiles et consciente que les parents employeurs, trop souvent encore, aiment bien voir chez les nounous de beaux jeux ostentatoires censés leur démontrer que leur progéniture ne s'ennuiera pas, j'ai eu dans l'idée d'acheter des petites maisons Pop Up que j'aurais réservées à cet usage. Je me suis finalement ravisée. Mes petites cabanes Pop Up, ça n'aurait jamais été que des cabanes ! Mes tapis eux, selon l'inspiration des trolls, deviennent tour à tour, cabanes, châteaux forts, radeaux, pétroliers, îles désertes et même terrains de fouilles pour paléontologue en herbe ! 

Petit détail qui a son importance : pour que ça marche, il faut que les tapis soient rigoureusement identiques pour chaque enfant. Sinon au lieu de résoudre le conflit, vous risqueriez au contraire de rajouter de l'huile sur le feu. 

Ce qu'il y a de plus drôle dans l'affaire c'est que la plupart du temps, au bout de quelques minutes les enfants se remettent à jouer ensemble, à deux ou trois sur le même tapis, en oubliant qu'ils se sont querellés. 



lundi 6 août 2012

La fosse aux requins de l'aquarium de Lyon

Y'a-t-il encore des assistantes maternelles au boulot en ce début de mois d'août ? Si oui, peut-être avez-vous lu notre "reportage" sur une de nos dernières sorties à savoir L'aquarium de Lyon. Peut-être même que vous m'avez bien lu jusqu'au bout et que vous attendez, là derrière votre écran, le post "bricolage" que je vous avais promis dans l'article ? Et bien ça y est : nous l'avons réalisée notre fosse aux requins. Et je crois que mon troll en est très fier.

Nous avons récupéré une grande boite en carton que nous avons peint au rouleau pour le gros-oeuvre et avec nos manchons à peindre achetés chez hoptoys pour la finition des coins (je suis ravie de mon achat au passage). Puis nous nous sommes lancés dans une séance coloriage à l'aide de différentes représentations du monde marin (requins donc, mais aussi petits poissons, anémones.....) glanées sur Internet. 





Pour finir, nous avons découpé toutes ces belles choses et les avons installées dans notre aquarium avec de la colle pour certains éléments et du fil à coudre pour d'autres afin que nos plus gros poissons puissent nager à la faveur d'un courant d'air. Nous avons rajouté du papier crèche pour représenter la roche volcanique de la Réunion (vrai décor du vrai aquarium) du papier crépon pour les algues et quelques coquillages, pierres.... et même un fossile, un vrai de vrai !!! 






Si vous vous demandez ce qu'est cette grande barre noire qui semble couper notre aquarium en deux, c'est que vous n'avez jamais visité la vraie fosse aux requins de l'aquarium de Lyon. Sinon, vous sauriez que cette fameuse fosse, elle a la particularité d'être visible depuis 2 étages de l'aquarium et que l'on peut donc admirer les requins depuis 2 niveaux différents ! Ce que nous avons matérialisé avec cette barre. Bon ok, c'était un peu aussi parce que, après nos couches de peinture très généreuses, notre aquarium s'était mis à prendre une forme disons plus barbapapesque que rectangulaire ! Mais chut !! On dira juste que c'est pour coller à la réalité !