lundi 28 juin 2010

Coordonnées Jean Epstein

Petit passage rapide par ici avant le réveil des trolls.

Comme toutes les personnes tenant ce genre de blog, j'aime bien connaître la provenance de mes lecteurs. Des fois, on a de drôles de surprises !! Mais là n'est pas la question. Il s'avère que vous êtes nombreux à arriver ici en cherchant les coordonnées de Jean Epstein afin d'organiser une conférence. Comme l'info se trouve seulement dans les commentaires, je la redonne ici, ce sera plus visible :

Selon Assistantes Maternelles magazine, lorsque l'on veut faire intervenir Jean Epstein dans un colloque il faut écrire à l'adresse suivante : colette.edra@yahoo.fr ou bien téléphoner au 01 69 24 27 70

Et puisqu'on parle de Jean Epstein, j'en profite pour vous signaler qu'un paragraphe des dossiers du site principal lui est consacré :

http://professionassmat.free.fr/dossiers.htm



Voila c'est tout pour aujourd'hui.

jeudi 24 juin 2010

Mes aides ménagères

Une journée chez Nounou, c’est souvent rythmé par des petits rituels qui reviennent régulièrement afin que l’enfant se repère facilement dans le temps. Le soir par exemple ici c’est Rangement !! On remet en place les jeux utilisés. Il parait qu’il ne faut pas dire ranger mais "remettre à sa place", car le terme est plus parlant à l’enfant qui n’a aucune notion de ce que veut dire ranger (il arrive d’ailleurs que cette notion reste mystérieuse même quand on n'est plus vraiment enfant hein !!! )
Et lorsque tout trône à nouveau sur la bonne étagère, en attendant l’heure des "Papas-Mamans", on lit !!! Et qui choisit les histoires que l’on raconte ? Le troll himself !!! Et un troll, figurez-vous qu’en matière de lecture, si on le laisse choisir, ça aime pas trop la nouveauté !! Ici, invariablement, en fin de journée nous retrouvons dans la joie et la bonne humeur, nos amis les 3 petits cochons ainsi que cet imbécile de loup qui n’est pas fichu d’attraper ces pauvres jambons sur pattes.

 J’vous jure, y’a des soirs, surtout en fin de semaine, je me laisserais bien aller à modifier quelque peu la fin de l’histoire afin d’aider ce pauvre loup à calmer sa faim tellement j’en ai marre des trois petits cochons et de « la barbichette de leur petit menton » !! Même que pour changer, je me suis procurée ça.

 C’est mieux, ça change un peu (un peu plus compliqué à comprendre pour les tout petits) mais bon le loup qui s’attaque cette fois à la gent féminine n’est pas plus malin que son acolyte.
Alors les soirs où vraiment je ne me sens pas l’âme d’une tragédienne (ben oui, à cette heure de la journée, si on veut intéresser l'auditoire, il ne s’agit pas seulement de lire, faut aussi mettre le ton !!) on abandonne la lecture et on reste dans le ménage.

Je leur fournis à chacun une petite éponge, avec pour mission de tout nettoyer. Au départ il s’agissait de briquer seulement leurs petites chaises ainsi que leur table, mais très vite, ils ont attaqué les autres meubles de la maison. Ça marche du tonnerre ! Ils adorent ça : si on les écoutait, ils ne s’arrêteraient plus. Ils vous passeraient même à l’éponge « gratte-gratte » le vieux buffet que Tata Jeannette vous a refilé en héritage et qui ne supporte que la cire antiquaire !!


 J’avoue qu’au départ, je n’aurais pas pensé à leur proposer une telle activité. Le ménage ça n’a vraiment rien de passionnant à mes yeux. La première fois que je l’ai utilisée, c’était plus une « punition » en réparation d’une bêtise qu’ils avaient commise. Je ne sais plus ce qu’ils avaient fait, mais je me rappelle que ça avait failli tourner à la bataille générale entre trolls!! A mon grand étonnement, les mettre au ménage avait eu pour effet, de faire retomber immédiatement la tension et de stopper net tous les conflits !! C’est avec un plaisir évident qu’ils s’étaient mis au travail, en oubliant leur différend. Depuis cette activité fait partie de notre top ten, comme d’ailleurs la plupart des activités qui découlent de la vraie vie courante !! Pas besoin d’aller chercher bien loin finalement !!

dimanche 20 juin 2010

Le cadal des papas !!

Ben oui je sais j’arrive après la bataille. Des idées pour la fête des papas le jour de la fête des papas c’est un peu trop tard hein !!! Et oui mais j’étais partagée entre l’envie de vous montrer ce que l’on avait fait et la nécessité d’attendre pour réserver la surprise aux papas des trolls et du razmoket que j’accueille. Je ne communique pas avec mes employeurs sur le fait que je tiens ce blog mais enfin quand même, on ne sait jamais : le monde est petit vous savez, tout petit !!! Certaines des utilisatrices du forum l’ont d’ailleurs appris à leurs dépens !!

 
Donc, voila quand même nos œuvres de cette année (ça pourra servir pour l’année prochaine).

Du côté des grands, c’était plastique dingue !! On a fait des magnets pour décorer le frigo !! Bah alors là : rien de plus simple ! L’enfant dessine sur la feuille plastique (côté granuleux) avec des crayons de couleurs (pas de feutres ou alors des permanents) Vous découpez si besoin avant la cuisson (là je ne me suis pas foulée, j’ai gardé la feuille entière). Vous passez ça au four devant les yeux médusés des grumeaux qui découvrent que leur grand dessin est devenu tout riquiqui (7 fois plus petit). Et voila !



J’ai collé un aimant derrière : aimant que j’ai acheté car je voulais du costaud, mais je me demande si ce n’est pas possible de faire cela en récupérant les magnets publicitaires que l’on trouve dans les yaourts par exemple. Çà marcherait peut être si le support à coller n’est pas trop lourd.

 
Le razmoket lui, m’a simplement prêté son pied, ce qui a fait bien rire la grande sœur ; grande sœur qui a aussi choisi le poème qui va avec sur le site principal :


 
Maman avait eu la main, fallait changer un peu. C’est jouliiiii nan ?

Bon en vrai ça fait plus joli je trouve. J’ai acheté les décos dans un magasin de loisirs créatifs : petit investissement (environ 4 euros) qui va me permettre de faire passer à la postérité les petits petons d’une bonne vingtaine de Razmoket.

vendredi 18 juin 2010

Rencontres Pikler : La motricité du tout petit et son accompagnement par l'assistante maternelle

J'ai la chance d'habiter sur Lyon et de pouvoir ainsi assister régulièrement  aux réunions du groupe Pikler de la ville. Pour info, l’association Pikler réalise de nombreuses formations, conférences ou soirée débat, à Paris mais aussi en région. Vous trouverez leur programme ici :


Afin de vous donner un aperçu de ce que vous pouvez attendre de leurs réunions, et de vous donner envie d'y assister j'espère, je vous propose aujourd'hui un ancien cr  que j'avais posté à l'époque sur le forum. (oui je sais ça date un peu mais j'avais envie de vous causer très vite de motricité libre et j'ai rien de plus neuf sous le coude).

La réunion avait pour thème la motricité du tout petit et son accompagnement par l’assistante maternelle. Elle se déroulait dans le cadre des « Rencontres de Novembre des assistantes maternelles », soirée spéciale assistantes maternelles car en préambule l’animatrice  nous a précisé que notre métier était très peu représenté dans les autres réunions du groupe (pas présent, ou noyé dans la masse des autres professions). Il est donc apparu nécessaire de réaliser une rencontre spéciale pour nous.
Habituellement, je n’aime pas trop ce genre de rencontres entre collègues car j’ai remarqué que les assmats présentes sont souvent là contraintes et forcées la plupart du temps par leur crèche familiale et que du coup la qualité de l’auditoire s'avère médiocre et gêne le bon déroulement de la soirée. Cette fois-ci, je tire mon chapeau à l’ensemble des personnes présentes. Elles ont été exemplaires !!! Attentives, posant des questions pertinentes. Nous étions certes moins nombreuses mais toutes très intéressées, preuve que la mayonnaise commence à prendre peut être et que cette idée de motricité libre se fait enfin connaître.

La réunion a donc porté sur la connaissance du développement psychomoteur de l’enfant et de la façon dont on peut l’accompagner. L’intervenante était Sylvie Lavergne psychomotricienne.

Elle nous a en premier lieu défini la motricité comme le mode d’être corporel des enfants et nous a tout de suite invitées à ne pas tomber dans le « traquenard » de la comparaison, nous demandant d’avoir un regard unique envers chaque enfant.

Pour bien comprendre l’intérêt de la motricité libre il faut bien avoir en tête que l’enfant a une dynamique de développement. Tout enfant naît avec en préparation, le développement moteur prêt à s’exprimer (même un enfant handicapé). Ce bagage s’exprimera à son propre niveau. On accueille un enfant qui a tout ce qui lui faut, mais tout seul, il ne peut rien faire. Il est dépendant de nous. Il faut l’accompagner. On se place donc aidant, au côté de l’enfant, en lui faisant confiance. On doit se demander comment faire pour créer les conditions pour mettre en route le développement moteur de l’enfant. Cet enfant n’est pas fini ; il est en train de….. Il faut donc accueillir le bébé dans son immaturité.

Pour cela il faut savoir que tout enfant qui est invité à se découvrir passe par les mêmes étapes que les autres, chacun à son rythme propre. Ces étapes peuvent se diviser en deux grandes parties :

1° les Postures

2° les déplacements.

Pour simplifier les choses je vous joins ci-dessous un tableau vous décomposant ces différents stades.


I Les postures

Parlons tout d’abord des postures que l’on peut résumer par « placer son corps dans un rapport à l’espace ». C’est un gros travail pour le bébé que d’acquérir ces différentes postures.

Le plat dos :
La base fondamentale de la motricité libre sera de placer le bébé toujours à plat dos. Comme cela il ne subit pas ni masse, ni poids, ni déséquilibre trop important et dans tous les cas, pas de chute. Le corps est étalé, détendu, respirant. Il n’y a pas d’entrave par l’apesanteur ni de tension pour lutter contre la chute. Lorsque l’on place le tout petit dans une autre position, il en découle un enfermement du corps. L’enfant le retient. A plat dos au contraire, il réalise l’inventaire de son corps, une globalisation progressive de son corps. Il récupère les infos.

Le plat ventre :
On ne met pas l’enfant à plat ventre. Il se met à plat ventre. Même si il sait déjà le faire, on repassera toujours à plat dos d’abord qui est la posture de départ, celle qu’il connaît le mieux. Le plat ventre c’est le début de la verticalité. Il se repère dans l’espace pour pouvoir commencer les déplacements. Il n’est pas encore verticalisé.

La position assise :
Le bébé se met assis. Il se place dans l’axe vertical Il acquière un certain tonus qui lui permettra de passer à la verticalité. Il est important de ne pas brûler les étapes et de ne pas asseoir l’enfant car un enfant mis assis tasse sa colonne. Là, mon animatrice préférée nous a invitées à réfléchir sur le paradoxe du réflexe du coussin que l’on a toutes eu à un moment ou à un autre. Quand on assoit le bébé, on ne lui veut que du bien normalement, or, nous avons toutes ce réflexe d’installer un coussin derrière lui car on sait qu’il peut tomber. On crée donc nous même des conditions que l’on sait « insécuritaire » pour lui. Paradoxal non ? Plus généralement, un enfant mis assis ne peut pas quitter cette station assise. Il est donc dépendant de nous. On reconnaît un enfant qui n’a pas été mis assis à la position de ses jambes. Un enfant qui s’assoit seul a une jambe devant et une jambe derrière pour trouver son équilibre (jamais les deux jambes écartées en avant).

Les conditions :
Pour mettre un enfant en motricité libre il suffit donc d’un tapis, plan, ferme de 2 ou 3 cm d’épaisseur. L’animatrice nous conseille les tapis de motricité que l’on trouve en crèche ou dans les écoles mais nous conseille de le recouvrir d’un drap (housse de préférence pour ne pas faire de plis lors des tentatives de déplacements) pour avoir une température correcte, le plastique recouvrant les tapis pouvant paraître froid à l’enfant. Elle nous conseille aussi l’unité de lieu : placer toujours le tapis au même endroit pour que l’enfant se repère. On peut pour les besoins de notre profession avoir besoin de séparer ce « coin » bébé de l’aire de jeux des grands. On mettra alors un traversin autour pour délimiter l’espace. La psychomotricienne ne semblait pas être « pro-parc ». Elle a notamment expliqué qu’un parc pouvait donner aux plus grands des envies de transgresser cet interdit que représente la barrière, transgression paraissant d’autant plus intéressante qu’elle permet une régression de l’enfant qui se retrouve avec les plus petits. C’est ce qu’elle a expliqué à une assmat qui se demandait pourquoi sa fille venait toujours « embêter » les petits quand ils étaient dans la salle de jeux. Pour elle, le fait que les bébés soient habituellement placés dans un parc (donc séparés des grands) les rendait d’autant plus intéressants pour la petite une fois qu’ils étaient tous rassemblés. Un simple traversin pour délimiter l’aire de jeu des grands et des petits parait plus judicieux. L’interdiction ne saute pas aux yeux.

II les déplacements.
Pour les déplacements, je vous invite une nouvelle fois à vous reporter au tableau.
Le premier des déplacements est donc le passage dos-ventre. On remarquera que l’enfant réalise toujours ce déplacement en partant de la même épaule. Il est important de repérer le côté de prédilection de l’enfant pour pouvoir le remettre sur le dos lors qu’il se trouve coincé. Pour ne pas le déséquilibrer, nous devons repasser par le même côté que lui, en plaçant une main sur l’épaule qu’il connaît et une main sur le bassin. On ne le prendra jamais dans les bras directement en position plat ventre. On repassera par la position plat-dos.
On notera aussi que l’enfant apprend à marcher par le 4 pattes, que s’il y a un « raté » il repassera toujours par le déplacement qu’il a acquit ultérieurement. C’est une sécurité naturelle.

La réunion s’est terminée par le visionnage d’un petit film réalisé dans des groupes d’assistantes maternelles en plein stage de motricité libre. On y voit donc des enfants en séance. On peut remarquer qu’il y a très peu de jeux du commerce. Beaucoup de bassines, de bouées, de cartons. On remarque par contre beaucoup de tétines dans la bouche des bébés. La psychomotricienne nous indique que c’est parce qu’il s’agit d'un groupe d’assistantes maternelles débutant la formation et qu’elles ont donc besoin de se rassurer en même temps qu’elles pensent rassurer le bébé. Elle nous fait part de son projet de les amener progressivement à enlever les tétines car l’enfant ne peut pas profiter pleinement de son activité si sa bouche n’est pas libre.

Voila ceci termine mon petit cr. Je voulais aussi vous signaler la présence dans la salle pour la première fois, de 2 étudiants en psychologie venus épauler les membres du groupe en même temps qu’ils venaient s’informer sur le sujet. Preuve aussi que ça avance et que peut être un jour nous ne verront plus de « bébés-culbuto »

Sur Lyon, les prochaines rencontres "Assistantes Maternelles" du groupe Pikler se dérouleront le 18 novembre 2010. Pour en savoir plus :




jeudi 17 juin 2010

La farine comme support d’expression


Voici encore une petite activité que j’ai allègrement piochée chez les montessoriens. Elle est à la portée de tout le monde, simple et rapide à mettre en place. Vous avez bien un vieux fond de farine à la maison ? Un moule à tarte ? Et bien vous avez tout ce qu’il vous faut !! (Bon ok, il vous faudra quand même autant de moules à tarte que d’enfants à occuper)

Vous remplissez le fond du moule avec un peu de farine, et vous proposez à l’enfant de dessiner dans la farine avec ses petites mimines !! Pour les plus grands, vous pouvez même montrer comment dessiner quelques lettres s'ils ont déjà une petite idée de ce que cela représente (ne vous trompez pas de sens hein, ne faites pas le O à l’envers, sinon leur future institutrice va vous maudire !!)





Après l'expérimentation des traces qu’ils pouvaient faire avec le bout du doigt, ils ont entrepris de laisser leurs empreintes, tels des hommes des cavernes !! Ils ont adoré secouer le moule afin de retrouver une surface vierge pour une nouvelle œuvre.




Cette activité permet de travailler la motricité fine, et d’approcher en douceur le monde de l’écrit, l’enfant expérimentant seul ou accompagné les diverses façons de laisser des traces.

lundi 14 juin 2010

Un porteur crô crô chouette !!

Ce matin, chez Nounou c'était direction Relais, histoire de commencer la semaine sur les chapeaux de roues. En fait de chapeaux de roues c'était plutôt calme, puisque de méchants virus ayant décimé les rangs des assmats et des p'tits gnomes, nous nous sommes retrouvés à 3 adultes et 6 enfants. Cool comme temps collectif !


Mais pour les rescapés c'était plutôt le pied ! J'ai pu découvrir ainsi un jeu de motricité qui m'avait déjà tapé dans l'oeil sur internet mais que je n'avais jamais vu "en action" avec de vrais enfants dessus. Normalement ça s'appelle un Bogen Roller. Ça doit être allemand puisque sous ce nom là je ne l'ai trouvé que chez des fournisseurs germaniques. En France vous le trouverez sous le nom de U-porteur.

Attention voila la bestiole :






Photos : Hoptoys.fr
D'instinct, j'ai toujours préféré les jouets très simples sans fioriture inutile, sans pouet-pouet qui agresse les oreilles des tout-petits mais aussi celles de Nounou au passage. Et bien là je suis servie. Plus simple, y'a pas !! 4 petites roulettes multidirectionnelles, un siège pour poser ses fesses, ou son ventre ou ce qu'on veut d'ailleurs (c'est ça qui est chouette : plus un jouet est simple, plus son utilisation peut être complexe et ainsi perdurer dans le temps).

Les enfants ont adoré tant et si bien qu'ils n'ont accepté de partir que lorsqu'ils ont eu la certitude de les retrouver à la prochaine séance. On peut les utiliser à partir de 11 ou 12 mois, sans limite d'âge supérieur puisqu'ils peuvent aussi servir aux adultes (l'animatrice du relais m'ayant expliqué qu'en fait, en collectivité, le personnel s'en servait pour se déplacer sans avoir besoin de se lever autour des tables adaptées aux tout-petits au moment des repas par exemple). On s'en sert aussi pour les ados handicapés.

Les enfants avancent, reculent, tournent sur eux même sans trop de bruit, avec une grande maîtrise dans les mouvements. L'engin a l'air assez solide.

Si il vous tente, je l'ai retrouvé sur un site internet que je vous conseille dans son ensemble. Il est normalement destiné au monde du handicap mais on y trouve des tas d'articles très bien adaptés pour la petite enfance. Allez faire un tour par exemple dans leur rubrique "Motricité globale" où vous trouverez des balles très intéressantes pour l'éveil sensoriel des tout-petits.


Pour ce qui est du U-porteur c'est là :


Le problème c'est qu'il est tellement bien que ça me semble quasiment impossible d'en acquérir qu'un seul. Pour ma part, je me contenterai donc certainement de ceux du relais.

Une bonne raison de plus pour fréquenter les relais assistantes maternelles lorsqu'il en existe un près de votre domicile.


vendredi 11 juin 2010

Quelques pistes pour découvrir Pikler et la motricité libre

Bon on avait dit Pikler donc ! On m’a souvent demandé des conseils au sujet des ouvrages que l’on pouvait lire pour appréhender puis approfondir l’approche « Pikler » de l’éducation. En général, je suis heureuse quand on me le demande : ça veut dire que j’ai réussi mon coup ! Sauf qu’au départ, j’étais un peu embêtée parce qu’en fait ……je n’avais rien lu.

La première fois que l’on m’a parlé de Pikler et surtout de la motricité libre qui va avec, c’était sur le forum des nounous. Une des modératrices de l’époque venait de faire une formation et me proposait d’aller faire un petit tour sur ce site :

  
J’ai accroché tout de suite et le hasard a fait le reste ; le hasard ou plus précisément l’animatrice du relais que je fréquente qui m’a proposée de faire un stage de psychomotricité et m’a donnée à visionner le film de Bernard Martino « Une maison pour grandir ».

Alors là, gens du oueb, ça a été comme une révélation pour moi. Ce que je voyais là correspondait exactement à l’inverse de ma façon de faire, moi qui étais plutôt dans la sur-stimulation. Ça remettait en question tout ce que je croyais savoir (et j’en connaissais un rayon : pensez-vous j’avais été maman 3 fois !) J’en suis sortie toute bouleversée. Une grosse claque !! Claque que j’ai ma foi fort bien digérée puisque je me suis lancée dans la découverte de cette façon de travailler et j’ai enfin lu mes premières lignes sur le sujet.

Les premiers ouvrages que j’ai lus m’ont été offerts par un des responsables de l’association Pikler internationale aujourd’hui décédé : Mr  Istvan Szanto.
Il s’agit de 4 petits livres de poche d’une soixantaine de pages destinés aux futurs et aux jeunes parents :

 Dr J. Falk : En attendant bébé
Dr J. Falk et Dr M. Majoros : Les premières semaines de votre bébé
Dr M. Majoros et A. Tardos : Repas – Repos
Dr J. Falk et A. Tardos : Mouvements libres - Activités autonomes
 
Ils sont présentés sous forme de (vraies) questions posées par des parents et des réponses qui y sont apportées par ces pédiatres et psychologues. Spécialistes de l’Institut Pikler, ayant une longue expérience de travail avec les familles, elles connaissent bien les premières inquiétudes des jeunes parents et les « petits » problèmes du quotidien des débuts et ceux d’un peu après.
Les idées essentielles qui se dégagent de ce qu’elles disent :

  • appréciez les enfants pour ce qu'ils sont et pour ce qu'ils savent faire ;

  • pourquoi la liberté des mouvements et des jeux sont des bonnes bases de leur développement harmonieux ;

  • comment favoriser leur autonomie et pourquoi respecter les différences dans leur rythme de développement.
Les parents qui se sont inspirés des conseils des personnes qui ont écrit ces livres, disent qu’ils s’en trouvent bien car leurs bébés sont actifs et intéressés, avec des mouvements harmonieux et assidus dans leurs jeux ; ce sont des enfants paisibles et avec qui on peut « discuter »…
J’avais d’ailleurs demandé l’autorisation de reprendre une des lettres du « Mouvement libres- Activités autonome » sur le site principal. Si vous voulez la voir cliquez ici :


Vous pouvez les acheter en passant par la librairie en ligne de l’Association Internationale Pikler (Loczy) :

Ensuite et grâce au conseil prodigué sur le forum, J’ai lu L'éveil de votre enfant  de CHANTAL DE TRUCHIS Les gestes du quotidien pour un bébé actif et détendu (Paru en 12/2003)


Ouvrage toujours destiné en priorité aux parents, la psychologue de la petite enfance se penche sur la vie quotidienne des bébés et sur les questions toutes simples souvent les plus angoissantes que se posent les parents. Basé sur les travaux de Pikler mais aussi de Dolto, le livre peut très bien donner de bonnes bases aux assistantes maternelles qui veulent se lancer dans l’aventure.
Si on veut aller plus loin et connaître l’histoire de Loczy, là où tout a débuté, on se plongera alors là dedans :
Très bonne approche pour connaitre le fonctionnement de la pouponnière. J'hésitais à le lire car ayant vu le film de Martino sur l'institution, j'avais peur de ne rien apprendre de nouveau. Or ce n'est pas le cas. J'en ai encore appris. Il est très simple à lire, pratiquement tous les chapitres étant consacrés à la description de la vie à l'institution. Ne vous laissez pas rebuter par la préface de Bernard Golse qui, bien que très intéressante, pourrait donner envie de zapper aux personnes les moins motivées.
Pour finir et quand on veut passer à la pratique, on peut lire L’activité libre du jeune enfant.



Là on est simplement dans la description des jouets, objets et jeux à proposer de la naissance à trois ans.

Vous y découvrirez que ce n’est pas la peine d’investir des milles et des cents dans des jeux du commerce souvent bien trop sophistiqués. J’avais aussi pris la liberté (cette fois je l’avoue, sans aucune autorisation, hou !!! la vilaine !!!) de recopier une des pages qui m’avait particulièrement intéressée pour l’insérer au site. C’est ici :

Voila avec ça, vous êtes parés (je ne mets pas de « e » on ne sait jamais si des assistants maternels masculins passaient par là). Pour en savoir plus, on peut aussi demander à nos ram si une réunion sur le sujet n’est pas programmée dans notre secteur. Personnellement j’assiste à celles de l’association Pikler Loczy présente sur lyon.
  
Concernant le film de Bernard Martino, il en existe une version sur you tube, malheureusement traduite seulement en allemand. Ca peut vous donnez une idée (surtout si vous causez allemand ou hongrois), et certaines images parlent d’elles-mêmes. Il est en plusieurs parties, je vous mets le premier lien, vous devriez avoir accès à la suite sans problème.


PS : la plupart des ouvrages cités ici peuvent se trouver dans la boutique Nounous, taties et Cie.

lundi 7 juin 2010

Les pinces à linge

Gens du Oueb, ça se confirme. Dans les mots clés qui vous font arriver jusqu’ici, c’est le bricolage qui décroche le pompon !!! Bon c’est peut être la période qui veut ça aussi (alors les nounous, on est en manque d’inspiration pour la fête des pères ?) Et bien c’est raté !! A défaut de bricolage, vous trouverez des activités. Ça peut servir aussi non ?

Voici donc un autre exemple d’activité qui vous coûtera 3 francs 6 sous et que vous pourrez ressortir très longtemps car elle est évolutive. Elle est empruntée à la vie pratique et permet de développer la motricité fine, la coordination et le contrôle du mouvement.
Elle permet surtout de muscler les trois premiers doigts de la main et d'acquérir assez de force pour apprendre à écrire plus tard.
Pour le matériel de base, il vous suffit d’investir dans un petit sachet de mini pinces à linge (2 euros 10 dans un "Loisirs et création") et le tour est joué. Vous me direz : ça c’est pour les perfectionnistes parce qu’à la limite, nos propres pinces à linge peuvent faire l’affaire. Certes, mais veillez quand même à ce qu’elles ne soient pas trop grandes et que leur manipulation ne demande pas une force herculéenne. Pour ma part, j’ai choisi d’adapter la taille des pinces à celle des p’tits doigts.
Pour notre première expérience, j’ai proposé aux enfants d’accrocher les pinces à linge tout autour d'une feuille.


Cela demande beaucoup de concentration et de persévérance. Je me suis rendue compte que c’était même plus difficile que ce que l’on pouvait croire et que sans le vouloir, j’avais corsé le problème : j’avais proposé un support mou (la feuille) qui nécessitait des efforts des deux mains pour engager correctement le papier entre les pinces. Lors de la deuxième séance, forts de notre expérience, nous avons remplacé la feuille par un petit récipient en plastique. Le support ne s’échappant pas, les enfants ont pu alors se concentrer sur le but de l’opération : pincer !!


Plus tard, je leur proposerai de réaliser des algorithmes de différentes couleurs pour corser l'affaire en leur dessinant des modèles à reproduire. On pourra aussi changer de support et tenter d’accrocher nos pinces sur du tissus (il faudra pour cela que le geste soit bien maîtrisé, le tissus étant encore plus souple que le papier).
Mais pour l'instant, il s’agit simplement de faire et défaire... et ensuite de ranger. Cette activité convient à partir de 2 ans 1/2 à peu près. Plus jeunes, ils n'ont pas la force nécessaire dans les doigts.
Avec le recul, je pense que, pour que les enfants se concentrent davantage sur le geste, j’aurais dû proposer moins de pinces à linge. Mais j’avais déjà dans la tête ces histoires d’algorithmes et de tris de couleurs et j’avoue que j’étais curieuse de savoir s’ils allaient privilégier une couleur plutôt qu’une autre. De ce côté-là, fiasco total !!!! Ils se sont saisis indifféremment de toutes les couleurs sans chercher à choisir. Finalement ils étaient plus concentrés que moi sur le geste à effectuer !!


Edit du 17 juin :

Finalement les jeux plus complexes consistant à trier parmi les pinces à linge sont arrivés sans que j'ai à intervenir !! Lors de notre dernière séance, une des petites a en effet choisi d'elle même de trier les couleurs :
 

D'ailleurs, il est intéressant de noter que pour elle, il ne s'agissait pas de trier des couleurs mais de séparer "les filles" et "les garçons" : en pleine construction d'identité sexuelle sans doute !!

vendredi 4 juin 2010

Jean Epstein - psychosociologue


Si un jour vous avez l'occasion d'aller voir une conférence du psychosociologue Jean Epstein n'hésitez pas une seconde. Courez !!!
J'ai eu le plaisir d'assister l’année dernière à une conférence qu'il donnait dans les locaux de la mairie du 3ème qui avait pour thème : "A chacun son rythme". Cette conférence était organisée pour un public d’assistantes maternelles par l'association "La souris verte" et son "réseau Différence et petite enfance" Cette association œuvre pour l’intégration en milieu ordinaire de l’enfant différent.
Nous n'y avons pas spécialement débattu de l'enfant porteur de handicap comme on aurait pu se l'imaginer si ce n'est qu'il en ressort finalement que l'enfant différent a une énorme chance par rapport aux autres c'est que lui au moins on ne tente pas de le faire entrer dans les moules stéréotypés du type "un enfant doit marcher le jour de ses 12 mois aux alentours de midi" !!!
Un petit mot sur Jean Epstein d'abord :
Psychosociologue français, Jean EPSTEIN est notamment :
- Cofondateur du GRAPE (Groupe de Recherche et d’Action Petite Enfance) et du journal « Enfants d’Abord »
- Conseiller technique auprès de municipalités et organismes divers pour les besoins locaux en matière d’enfance et de famille ;
Il dirige des groupes de recherche et pilote des actions sur le terrain en France et à l’étranger. Il est l’auteur de nombreux articles et d’ouvrages traitant de la prévention de la violence
Je ne vais pas vous faire un compte rendu détaillé, d'abord parce que je buvais tellement ses paroles que j'ai renoncé très vite à prendre des notes pour profiter du moment présent. C'est un personnage bourré d'humour et qui en plus a une connaissance du métier ... c'est simple on dirait qu'il a lui même été assmat !!!!
Sachez tout de même que nous avons donc parlé du respect des rythmes de l'enfant qui a des compétences précoces, mais dont le développement est lent, variable et global.
Tout tournait bien sûr autour de notre métier (et de l'accueil du petit enfant en général). Il insiste sur le fait que l'on s'inscrit dans un triangle : rythmes de l'enfant, de la famille de l'enfant, et de notre propre famille (y compris nous bien évidemment) et qu'il faut que "la mayonnaise" prenne pour que l'accueil soit bénéfique. Je ne saurais vous résumer plus la soirée tant il lance en fait une multitude de pistes pour gérer les problèmes qui peuvent apparaître lors d'un accueil (de l'enfant mordeur en passant par la gestion du parent qui vous laisse l'enfant alors qu'il ne travaille pas par exemple).
Personnellement, je suis conquise (encore de la lecture en perspective pour cet été !!)

Pour l'anecdote j'ai appris qu'en Belgique les assistantes maternelles s'appelaient des « gardiennes encadrées » et en Suisse des « mamans de jour ». Quant à lui, il n'aime pas le terme assistante maternelle qui dit-il ne correspond pas vraiment à la réalité. Pour lui nous devrions être appelées des "familles d'accueil".
Pour finir il pense que notre rôle d'assistante maternelle" est très important dans la construction du psychisme de l'enfant car tout se joue dans la petite enfance (sans oublier toutefois qu'il y a des sessions de rattrapages tout au long de la vie).
Il nous a fait rire en nous disant qu'il aimerait bien lancer une étude impossible à faire car trop longue (elle porterait sur une quinzaine d'années) mais dont il est presque sûr du résultat. Il est persuadé que la première fille dont un garçon tombe amoureux ressemble toujours de près ou de loin à l'assistante maternelle qui s'est occupé de lui quand il était petit !!! A prendre bien sûr sur le ton de la plaisanterie mais quand même .... à méditer !!!!

Si je vous ressors maintenant ce vieil article piqué sur le forum c’est que je suis une grosse feignasse qui aime le recyclage je vous l’avais dit je suis tombée sur une vidéo dans laquelle il présente son ouvrage publié à l’automne dernier : « Nous sommes tous des parents formidables » Je vous la propose en vous demandant de porter une attention particulière au moment où il parle de la confiance et du « Je ». Je suis sûre que l’on se reconnaît tous à un moment ou à un autre là dedans !


S’il passe dans votre ville, n’hésitez pas. Renseignez-vous auprès de vos ram au besoin.

mercredi 2 juin 2010

1 zaricot, 2 zaricots, 3 zaricots...


Bon alors vous allez me dire, chez Nounou, si on ne fait pas de bricolage alors on fait quoi ?

Bah rien !!! On joue !!! Bon d’accord j’exagère un peu mais c’est pourtant vrai. La plupart du temps en effet, les enfants ici pratiquent l’activité libre. Les jeux sont à disposition, ils n’ont plus qu’à laisser vaquer leur imagination, mon travail à moi consistant à adapter les jeux proposés à leur niveau de développement.

Nous allons nous aérer les neurones (étant citadine j’ai du mal à dire les poumons quand même !!!) et nous dégourdir les jambes dès que le temps le permet. Et pour agrémenter tout cela, histoire de changer un peu et de rythmer la journée, nous organisons pour les « grands » une séance « d’activité dirigée » que l’on pourrait appeler aussi « mise en place pédagogique » pour se donner un genre plus pro.

Je puise en général mes idées d’activités chez Montessori. Un peu plus connue que Pikler Mme Montessori non ? Bon si tu as besoin de te rafraîchir la mémoire, même conseil que l’autre jour : va voir mon ami Google de la part des Nounous taties et Cie !

Je vous présente donc une de nos activités préférées. Je l'avais piquée dans une cyber-boutique Montessori qui est en cours de restructuration mais qui avait la particularité à l’époque en plus de la vente de produits Montessori, de proposer des activités réalisables à la maison sans investir dans du matériel spécifique.

Il s’agit d’une activité de transvasement, que l’on doit normalement présenter dans un plateau (individuel pour chaque enfant), l’enfant devant faire passer ses haricots d’un plat à l’autre sans les faire tomber. On n’utilise pas de « dînette » ou d’ustensiles en plastique mais de la vraie vaisselle qui casse !! Normalement dans un lieu d’apprentissage Montessori, les plateaux sont à disposition des enfants sur des étagères. Chez nous y'avait pas de plateau. Je n'en avais pas et en plus, laisser un tel plateau en évidence est difficilement réalisable chez une assistante maternelle à cause du multi-âge : impossible du moins dans ma configuration actuelle de travail (il faudrait que je réfléchisse à une autre organisation).
Chez nous ça a donc donné ça :




Âge des petits : 2 ans et 2 ans 1/2.



Durée de l'activité : 1/2 h !






Si vous n'avez pas l'habitude de ce genre d'activités, vous aurez sans doute du mal à penser que les enfants s'éclatent avec ça, mais pourtant essayez, vous verrez ça marche. Ils restent même concentrés ( l’un des buts de l’activité) très longtemps par rapport à ce qu'ils montrent habituellement. Ils s'appliquent.

Je n'avais pas jusque là compris l'utilité d'utiliser des objets "cassables" de la vie courante dans les activités avec les enfants. Mais c'est vrai que ça a son importance. Les enfants ont été beaucoup plus précautionneux qu'avec la dînette habituelle. Le fait d'entendre des bruits plus secs notamment, fait que ça leur envoie des signaux d'alerte pour ajuster leurs gestes. Ils ont bien compris aussi l'intérêt de l'affaire : à savoir la précision ; si bien qu'ils ramassaient chaque haricot lorsque malencontreusement il en tombait un par terre (et mine de rien il n’y en a pas eu tant que cela).

 

Je vais quand même faire l'acquisition de plateaux parce que même si je ne peux pas les laisser en vue comme cela se ferait dans une école montessorienne, je pense que c’est quand même utile pour "contenir" l'activité (on ne s'étale pas, on ne se promène pas dans toute la maison avec les haricots, tout ce qui est sur le plateau est à moi et tout ce qui est sur le plateau du copain est au copain).

Depuis que j’ai pris cette photo, je me suis aperçue d’une grave erreur de ma part. Horreur, malheur !!!! Lors de cette séance, j’ai fait réaliser le transvasement de la droite vers la gauche alors que pour qu’il soit plus pédagogique j’aurais du le faire réaliser de la gauche vers la droite : dans le sens de l’écriture, pour que le geste s’inscrive dans la mémoire de l’enfant et que cet exercice devienne un vrai apprentissage au geste d’écrire. Et oui ça s'improvise pas tout ça !!!! 

Edit du lundi 14 juin : J'ai enlevé l'adresse du site que je citais dans cet article, celui-ci semblant héberger un virus.